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Violette, retrouvée morte seize mois après

16 septembre 2006, 20:00

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Il aura fallu attendre 16 mois pour que les membres du club de troisième âge de Pamplemousses puissent faire le deuil de leur amie. Seize mois durant lesquels ils espéraient secrètement la revoir saine et sauve. Mais cet espoir n?est plus de mise. Les restes de Violette Antoinette, âgée de 84 ans, ont été retrouvés jeudi. Elle avait disparu le 20 avril 2005, lors d?une sortie en groupe à Plaine-Champagne.

Quinze heures jeudi. Des membres de l?Anti-Drug and Smuggling Unit participent à une séance d?entraînement à Plaine-Champagne. L?exercice se déroule comme prévu, jusqu?au moment où une unité composée de trois policiers aperçoit, entre les broussailles, ce qui ressemble à un corps humain. Ils distinguent en premier des vêtements, puis des membres. Les policiers s?approchent et découvrent alors le corps d?une femme, en état de décomposition avancée.

L?alerte est donnée et les policiers découvrent peu après un sac à main dans lequel ils trouvent une carte d?identité au nom de Violette Antoinette. Le corps de cette dernière est aussitôt transporté à l?hôpital Candos pour être autopsié. L?examen post-mortem, pratiqué par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, n?a pu déterminer la cause du décès.

La nouvelle est un choc

Pour les proches de la victime, à Pamplemousses, la nouvelle de la découverte du cadavre est un choc, même s?ils redoutaient le pire. « Nous savions qu?il y avait peu de chances de la revoir vivante, mais nous avions tout de même de l?espoir », confie un membre de la famille Antoinette. Ce dernier s?est rué à l?hôpital de Candos. Sur place, les policiers ont confirmé qu?il s?agissait bien de Violette. « Nous avons aujourd?hui l?esprit un peu plus tranquille puisque nous pouvons maintenant faire le deuil de Violette », explique Georges Legallant, l?un de ses neveux. Pour-tant, quelque part, il peine encore à croire à la fin tragique de sa tante. « Malgré les mois de recherches vaines, nous n?avions pas perdu espoir de la revoir en vie », laisse entendre un des proches de la victime.

Ce jour d?avril fatidique, les quelque 30 membres du club de troisième âge de Pamplemousses se rendent à Plaine-Champagne en autobus pour y passer la journée. Cette sortie en groupe, prévue de longue date et organisée par le ministère de la Sécurité sociale, était très attendue par les mem-bres du club. Les retraités étaient donc partis cueillir des goyaves de Chine après le déjeuner. Violette se serait, à un moment, séparée de son groupe pour poursuivre sa cueillette. Ce n?est qu?une heure plus tard que ses amis, de retour à l?autobus, ont remarqué sa disparition.

Proches et amis font une battue

Les accompagnateurs ont immédiatement entrepris des recherches avant d?alerter la police quelques heures plus tard. Le lendemain de la disparition de la retraitée, proches et amis avaient participé à une battue organisée par le Groupement d?intervention de la police mauricienne avec le concours de la Criminal Investigation Division.

Les recherches, qui ont duré plusieurs jours, n?avaient cependant rien donné. L?aide de la Southern Divisional Support Unit et de la Special Mobile Force avait été sollicitée. Même les chiens renifleurs qui ont assisté les policiers sur le terrain n?ont été d?aucun secours.

Les proches de la victime avaient, peu après la disparition de Violette, estimé que l?encadrement des personnes âgées laissait à désirer. Ils avaient, par ailleurs, mis en cause l?expérience et la formation des accompagnateurs présents ce jour-là.

Sans enfants, Violette avait perdu son époux, Raoul, en 1990. Elle habitait depuis chez l?un de ses neveux, qu?elle considérait comme son fils.

« C?était une femme qui attachait une grande importance à son indépendance et qui ne voulait pas être une charge pour ses proches », explique l?une de ses amies du club de troisième âge. « Elle va nous manquer énormément. Violette faisait rire tous ceux qui la connaissaient », souligne une autre amie de la victime.

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