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Vers une plus grande vulgarisation de l?informatique

29 janvier 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?ÎLE Maurice, une capitale régionale des télécommunications. Le gouvernement compte bien y arriver et a élaboré sa stratégie en télécommunications pour les cinq années à venir. La National Telecommunications Policy 2004 sera ainsi soumise au Conseil des ministres aujourd?hui.

La vision du gouvernement : offrir des ordinateurs bon marché, des cours de formation subventionnés et l?accès à l?internet, au mobile et au téléphone fixe à meilleur prix tout en maintenant une bonne qualité de service. Mais attention, il s?agit en même temps d?établir les paramètres permettant aux compagnies de se développer et d?encourager la convergence des technologies par le câble ou par d?autres moyens.

Rêve un peu fou que de voir en l?île Maurice un acteur incontournable dans les télécommunications de la région ? Certes, les nouvelles technologies sont déjà bien introduites dans le paysage mauricien. Mauritius Telecom (MT) compte 348 232 postes de téléphone fixe pour 1 228 millions d?habitants.

?Booster? l?e-commerce

De plus, par rapport à l?Afrique, le pays affiche un taux de pénétration élevé. Le mobile se porte encore mieux. Les deux concurrents, Emtel et Cellplus, comptent respectivement 325 800 et 140 000 abonnés. L?internet fait également amende honorable avec trois fournisseurs d?accès, Telecom Plus, Data Communications Ltd et Africa Digital Bridges. Ensemble, ils servent 210 000 internautes.

Mais, ces chiffres ne sont pas suffisants pour faire de Maurice une cyberîle. D?ici 2005, les autorités veulent un accroissement significatif des chiffres susmentionnés.

La densité pour le téléphone fixe doit passer de 27 % à 35 % d?ici la fin de l?année prochaine et la moitié de la population doit posséder un mobile. D?ici 2008, le gouvernement se fixe comme objectif de procurer une connexion Internet et 30 % d?internet rapide à 50 % des ménages.

Et le gouvernement compte bien donner l?exemple. Il sera ?un usager modèle des Technologies d?information et de communication dans des domaines tels que l?éducation, la santé, le tourisme et les finances?, écrivent les rédacteurs du document finalisé mardi dernier.

Concernant la formation, le gouvernement propose de continuer, et même d?intensifier si besoin est, ses efforts. Dans cette optique, l?université de Maurice et les autres institutions éducatives seront appelées à introduire de nouveaux cours pour produire des professionnels aptes à se fondre dans les nouvelles technologies.

Dans le document, le gouvernement s?engage également à promouvoir la vente d?ordinateurs bon marché et de ?booster? l?e-commerce (pour lequel des paramètres légaux seront mis en place), l?hébergement de sites Internet et la création de Virtual Private Networks. Le but étant de rendre l?internet présent dans ?tous les coins de l?île avec une connectivité à un prix abordable?.

La convergence des technologies (média, Tic et télécommunications) est un autre chapitre auquel le gouvernement accordera une grande importance. Un nouveau cadre légal sera établi pour promouvoir ce développement.

L?Independent Broadcasting Authority (IBA) et l?Information & Communication Technologies Authority (ICTA) sont appelées à fusionner. Un Convergence Bill sera introduit au Parlement d?ici décembre.

Approuvées par le secteur privé

Pour les autorités, le câble aura une importance croissante dans un avenir proche. ?Les réseaux câblés émergeront d?une manière significative dans le futur. Le gouvernement encouragera ces services. Cela promouvra l?expansion rapide de l?information multimédia et les services de divertissement, et en particulier le développement de la télévision câblée et des services interactifs?, explique la National Telecommunications Policy.

Ainsi, les intentions de ce document sont louables. Et en règle générale, elles ont même été approuvées par le secteur privé qui a aidé à son élaboration. En effet, le premier jet du document a été circulé depuis août dernier pour consultation auprès de toutes les parties prenantes du secteur.

Le développement du secteur ne se fera donc pas de manière archaïque. L?Icta et le ministère des Technologies d?information et des Télécommunications sont chargés d?établir tous les paramètres pour avoir un secteur privé dynamique. Histoire de permettre à tout un chacun d?évoluer sur un même palier.

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