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Vers l?interdiction des chips à plus de 10 % de graisse

27 octobre 2004, 20:00

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Vous êtes de ceux qui ne peuvent se passer de ces chips en sachets ou en boîtes que l?on a tendance à croquer devant la télé ou au moindre petit creux ? Vous pourriez bientôt avoir à vivre sans. Ces amuse-gueules pourraient disparaître des rayons des supermarchés suivant de nouveaux règlements du ministère de la Santé, en vigueur depuis la semaine dernière. Ceux-ci interdisent leur importation, le taux de graisses saturées qu?ils contiennent étant supérieur à 10 %. Les producteurs mauriciens n?y échapperont pas. Pour la Chambre de Commerce et de l?Industrie de Maurice (CCI), la solution est d?informer, non d?interdire.

Le ministère a décidé : ces produits seront détruits s?ils entrent au pays ou sont commercialisés. Plu-sieurs importateurs qui n?étaient pas au courant des nouveaux règlements ont été pris de court. Des conteneurs ont été bloqués à la douane.

C?est quelque 6 000 tonnes de ces produits qui risquent de ne plus être commercialisés par an. Les chips contenant plus de 10 % de graisses saturées représentent en effet 95 % des importations. Le ministère a expliqué que le but est de réduire le taux de maladies non transmissibles, car les chiffres sont alarmants.

Pour le président du CCI, Marday Venkatasamy, avec cette mesure le pays risque de se mettre à dos de grandes multinationales et se retrouver en mauvaise posture dans le cadre des accords de l?Organisation mondiale du commerce. ?Que se passera-t-il si les pays importateurs de sucre estiment que ce produit est mauvais pour la santé de leur population ?? Il estime donc qu?une campagne d?information serait une solution.

Le CCI souhaiterait que le taux de graisse saturée se situe dans une fourchette de 12 à 16 % et que ce taux soit rabaissé au fil des ans. Lors d?une réunion gouvernement-secteur privé au Domaine Les Pailles, Marday Venkatasamy a soulevé le problème avec le Premier ministre. Ce dernier a promis de revoir la question avec les autorités concernées.

Une réunion est prévue entre la CCI et les techniciens du ministère de la Santé avant la fin de cette semaine pour trouver un consensus.

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