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Vers l?intégration des marchés boursiers régionaux

23 septembre 2003, 20:00

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L?intégration des Bourses de la région constituera le plat de résistance d?une réunion de la Southern Africa Development Community Stock Exchange Committee (COSSE) qui se tiendra à Maurice demain.

Le COSSE réunit les sociétés de Bourse d?une dizaine de pays de la Southern Africa Development Community (SADC). Il est actuellement présidé par le Chief Executive de la Stock Exchange of Mauritius (SEM), Sunil Benimadhu.

Le projet d?intégration n?est pas uniquement limité aux Bourses de la SADC mais l?organisation régionale pourrait faciliter son exécution. Pour l?instant on en est encore au stade de l?analyse et des discussions pour déterminer si le projet est économiquement justifié.

?La petite taille des marchés boursiers de la région implique un problème de viabilité économique. Nous avons déjà conceptualisé le projet, il nous faut maintenant étudier les vrais problèmes pratiques?, commente Sunil Benimadhu.

Un African Market Development Forum a été constitué pour examiner la question de l?intégration. Une première réunion a déjà eu lieu en juillet, réunissant les Bourses de Maurice, d?Afrique du Sud, du Zimbabwe, de la Namibie, de la Zambie et du Ghana.

Certains points d?ordre technique, économique, financier avaient été évoqués, de même que la question de la régulation. La réunion du COSSE jeudi permettra d?y apporter des éléments de réponses.

Harmonisation des politiques

Un représentant de la Bourse de Johannesburg fera une présentation sur le thème de l?intégration tandis que Veepin Mahabirsing, responsable du Central Depositary System (CDS) évoquera, lui, la création d?une plate-forme commune pour la compensation et le règlement des transactions boursières.

La première étape de l?intégration des marchés de la région pourrait être la création d?une plate-forme électronique commune pour des transactions en ligne. Si c?est techniquement faisable, l?aspect des coûts financiers sera déterminant.

?Si, par exemple les coûts des transactions sont trop élevés, le jeu n?en vaudra pas la chandelle. Ce n?est que lorsque nous serons convaincus que l?intégration est viable que nous irons de l?avant?, indique le patron de la Bourse de Port-Louis.

Il restera ensuite à surmonter les complications concernant la régulation et l?harmonisation des politiques. A titre d?exemple, le marché des changes a été libéralisé à Maurice et au Botswana mais pas en Afrique du Sud. Il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche.

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