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Vans scolaires : des tarifs plus chers de Rs 50 à Rs 100

7 octobre 2008, 00:00

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Inquiétudes. A la fois du côté des parents que de celui des opérateurs qui grognent contre la récente hausse du prix du diesel. Les contre-coups devraient bientôt se faire sentir, notamment avec une hausse du tarif des vans scolaires.

Nazir Junggee, porte-parole des opérateurs, estime que les tarifs vont augmenter entre Rs 50 et Rs100 dépendant des trajets. «Il y a trois mois, il y a eu une hausse de Rs 25 à Rs 50. Donc, c?est pour cela que certains opérateurs vont appliquer une hausse de leurs tarifs en janvier au risque de perdre des clients pour ces 20 derniers jours. La note sera bien plussalée en janvier.»

Depuis vendredi dernier, le diesel est passé à Rs 51, 20 le litre, soit une augmentation de 20 %. Certains opérateurs vont d?ailleurs appliquer l?augmentation à la fin du mois.

En moyenne, sur des trajets de moins de 3 km, les tarifs par enfant varient de Rs 400 à Rs 600. Alors que sur les longs trajets (Port-Louis-Pointe-aux-Sables), les parents déboursent entre Rs 1 000 et Rs 1 200. Déjà, les parents, remarque Nazir Junggee, ont montré qu?ils ne sont prêts à accepter une nouvelle hausse.

Difficulté des parents

Sandya Gokhool, fonctionnaire, fait partie de ceux qui font de la résistance. «Si ma fille était un peu plus grande (elle a trois ans), j?aurais demandé à ma mère de la conduire. Avec le coût de la vie actuel, les tarifs de van commencent à devenir lourds. D?autant que j?ai mon fils de 9 ans qui va à l?école par le van. Dans son cas, c?est par souci de sécurité», fait-elle valoir.

Un propriétaire de van scolaire, Balmick Balloo, qui assure le transport des enfants dans la région de Belle-Rose-Quatre-Bornes, est conscient de cette difficulté des parents. Néanmoins, il explique que le coût supplémentaire chaque mois après la hausse de vendredi dernier lui revient à Rs 4 000. Pour des trajets moins longs, soit de moins de 3 km, le budget supplémentaire est de Rs 2 200 à Rs 3 000.

Dans ce contexte, Nazir Junggee a écrit au ministère des Finances et à celui du Transport pour que les vans scolaires et les transports pour les industries ne paient pas le diesel au même prix. «Nous demandons une allocation pour nous compenser de ces hausses. Nous prévoyons une manifestation jeudi pour faire part de nos revendications», soutient-il. (voir hors texte)

La colère est également de mise du côté des opérateurs de bus individuels. «Nous roulons à perte chaque jour. La subvention que nous obtenons du gouvernement a été mal calculée. Le kilométrage payé est la moitié de ce que nous parcourons. Dès la signature de l?accord avec l?Etat, nous avons contesté ce point mais les autorités ont fait la sourde oreille», s?insurge Sunil Jeenarain, porte-parole des propriétaires de bus individuels. Les 850 opérateurs qui se sont réunis en urgence réclament une intervention rapide du gouvernement. Dans le cas contraire, ils estiment que de grosses difficultés se profilent à l?horizon.

En revanche, ceux utilisant le transport public n?ont rien à craindre. Aucune hausse n?est prévue, précise Sanjiv Goburdhun, de Rose-Hill Transport. La dernière hausse de 28 % remonte à trois mois.

Par contre, il pense que le «mode de paiement de la subvention, qui se fait après chaque trois mois actuellement, doit être mensuel. Au cas contraire, nous nous retrouvons à payer des intérêts sur des découverts bancaires. Comme l?augmentation est importante, il faut avoir de l?argent pour assurer le quotidien».

Sunil Jeenarain partage la même préoccupation : «Les stations-service nous demandent de payer en liquide chaque jour et ce n?est que trois mois plus tard que nous sommes remboursés en partie pour les individuels.»

La grogne risque ainsi de s?amplifier. D?autant que parents, opérateurs de vans scolaires de même que les opérateurs de bus individuels, montrent des signes d?impatience?

Les griefs des opérateurs

■ Dans une lettre envoyée au ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Anil Bachoo, l?association des propriétaires de vans scolaires a expliqué qu?elle proteste vivement contre la hausse du prix du diesel. Elle s?interroge sur le fait que des propriétaires d?autobus obtiennent des subventions sur le diesel ou une allocation pour le transport gratuit, mais que, elle, ne jouit pas de ces avantages. «Nous utilisons le diesel pour le travail et non pour faire des trajets de loisirs ou pour le luxe», souligne cette association. Cette dernière ajoute également que plus de 500 000 enfants n?ont pas opté pour le transport gratuit car leurs parents paient les vans scolaires pour obtenir un service approprié et en toute sécurité pour leurs enfants.

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