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Valence écartèle le Deportivo au Riazor !

23 septembre 2004, 20:00

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A l’orée de l’ouverture de la saison de Liga, le FC Barcelone et le Real Madrid faisaient figure de grands favoris. Mais les champions en titre, sans faire de bruit, ont su intelligemment renforcer leur équipe sans perdre sa solidarité légendaire, véritable marque de fabrique de Valence.

Autour de joueurs emblématiques tels que Canizares, Baraja et Albelda, Claudio Ranieri, le nouveau coach valencian a incorporé à sa formation une véritable armada italienne, habituée aux joutes européennes. Di Vaio, Fiore et Corradi sont venus apporter leur expérience aux vainqueurs de la Coupe de l’UEFA. La sauce a immédiatement pris. Lors de la 4e journée, La Corogne en ont fait les frais (1-5).

Valence a réalisé une première période de rêve. Une tornade s’est abattue sur les hommes d’Irureta et mis au supplice une vieillissante défense galicienne. Grâce au travail de sape de Baraja en milieu de terrain, la vitesse d’exécution de Rufete et Vicente, le jeu collectif de Valence a tout emporté sur son passage et réduit au silence les pourtant bouillants supporters de la Corogne.

Corradi, Di Vaio, Vicente, Rufete, Baraja, en moins de 50 minutes, le score prenait des proportions inimaginables et rappelaient, à moins d’une semaine d’un voyage dans la Principauté, une historique débâcle face à l’ASM la saison dernière (8-3). Pandiani rendait la défaite moins amère en fin de rencontre (1-5) mais le message est bel et bien passé jusque dans les travées du Nou Camp et de Santiago Bernabeu. Valence rôde et a affiché ses prétentions : un deuxième titre consécutif.

L’Atletico Madrid et l’Espanyol Barcelone sont les deux sensations de ce début de saison. Le deuxième club de la capitale catalane, aux portes de la relégation la saison dernière, occupait avec les frères ennemis du grand Real une étonnante place de leader à l’entame de la quatrième journée.

Les promus de Getafe et Levante sont venus les faire redescendre sur terre. Le rêve ne pouvait durer. Sur la plus petite marge (1-0), les nouveaux venus au sein de la Liga s’offrent un succès précieux qui permet à Getafe de sortir de la zone rouge et à Levante de pointer à seulement trois longueurs des leaders valencians. Un scénario digne de la Serie A en fait !

Trois victoires en quatre matches et pourtant le grand Real Madrid est en crise. Le nouveau coach, Camacho, a déjà rendu son tablier alors que tout club européen se satisferait largement d’un tel bilan en championnat.

Avec quatre Ballons d’Or dans leurs rangs, les joueurs de la capitale espagnole doivent à leurs supporters plus que le résultat. La manière doit être au rendez-vous et chaque contre-performance est souvent synonyme de crise.

Neuf points sur douze possibles, une deuxième place en Liga, malgré toutes les rumeurs et les bruits de couloirs, le Real est bel et bien en course pour le titre. Même les rivaux semblaient l’oublier bien vite. David Beckham a inscrit le but de la victoire face à Osasuna (1-0) et lancé un avertissement fort : le Real n’est pas mort ! Pas encore en tout cas…

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