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Vacher : “Il y aura d’autres Bauluck”
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Vacher : “Il y aura d’autres Bauluck”
“Peu importe les années que cela prendra, on aura un champion du monde”, disait Arnaud Vacher à la naissance de la Fédération mauricienne de kick-boxing en 1993. A l’époque, il en assurait la présidence et ce rêve qu’il clamait tout haut paraissait un peu fou.
Mais, comme il y croyait dur comme fer, les années ont fini par donner raison à l’actuel vice-président de la Fédération mauricienne de kick-boxing et disciplines assimilées (FMKDA).
Le 19 septembre dernier, Fabrice Bauluck devient champion du monde junior. “Ce n’est pas un titre senior mais peu importe. Ce gars est resté sur le ring pendant huit rounds de deux minutes et a reçu beaucoup de coups. Ce n’est pas donné à tout le monde de tenir aussi longtemps”, explique Arnaud Vacher.
Outre ce titre mondial, le kick-boxing compte trois médailles de bronze. La première porte la griffe de Bruno Lacariate qui avait éliminé le champion du monde sortant, Issatayez, au Kirghizstan lors des Mondiaux de 99. Il fut suivi par Shyam Seebaluck en 2001 en Yougoslavie, et, aujourd’hui, nous avons Niven Ramasubbu chez les juniors. “C’est un miracle d’être arrivé à ces résultats avec un aussi petit budget que le nôtre. Et dire que des fédérations qui n’ont pas fait le quart de ce que nous avons fait reçoivent Rs 170 000 annuellement soit la même somme que nous. C’est assez ironique”, lance-t-il.
<B>“Il faut que ça dure”</B>
Maintenant que la FMKDA a un champion du monde pas question de baisser les bras. “Si nous avons produit un champion du monde, nous pouvons en former d’autres”, dit-il.
La grande question c’est comment y arriver avec si peu de moyens : “Après ce déplacement en Italie qui nous a coûté Rs 80 000, nous sommes à sec. En novembre, nous sommes invités au Tournoi WAKO océan Indien à Madagascar et nous ne savons pas comment nous y rendre. Et vu que dans la région nous sommes une nation phare de la discipline, on est obligé d’y être”, affirme le vice-président de la FMKDA.
Quant à d’éventuels changements au sein de la fédération, Arnaud Vacher soutient qu’ils n’ont pas lieu d’être. “On ne change pas une formule et une équipe qui gagnent. Nous fonctionnerons comme nous le faisons maintenant. Ce que nous souhaitons, c’est d’avoir plus de moyens pour élargir nos champs d’action que ce soit au niveau de la formation des compétiteurs, des arbitres, des dirigeants et autres. Il faudra aussi qu’on puisse augmenter le nombre de nos déplacements à l’étranger pour côtoyer les meilleurs un peu plus souvent”, confie Arnaud Vacher.
Maintenant que le rêve d’Arnaud et de ses amis de la fédération s’est réalisé, son seul souhait est : “que ça dure. On voulait un titre et on y est arrivé. Il ne faut pas qu’on s’arrête à ça”.
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