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Une “hot-line” est réclamée
Jeewoonlall Mohabeer, président de l’Association des personnes du troisième âge du village de Mare-Tabac demande au ministère de la Sécurité sociale de trouver un moyen pour vérifier si les personnes âgées alitées, handicapées mentalement et physiquement jouissent du privilège d’utiliser leur argent comme bon leur semble même si un de leurs proches se rend au bureau de la Sécurité sociale dans la localité pour toucher leur pension à leur place.“Ena beaucoup dimounes parmi pas trouve couleur zot l’argent parski zot proche profite sa l’argent-la a zot place.”
Il suggère au ministère de la Sécurité sociale d’encourager les gens à dénoncer des cas suspects à partir d’une hot line comme pour la violence domestique ou les enfants maltraités.
Jeewonlall, un chauffeur de taxi qui siège au sein du comité exécutif de l’Association des personnes du 3e âge depuis sa fondation en 1992 dit être très bien placé pour comprendre la misère de ses semblables, qu’il véhicule chaque jour, pour les transporter à l’hôpital ou ailleurs.
Enquêtes</B>
Il cité le cas d’une personne, handicapée, âgée de plus de soixante ans, qui devait se rendre à l’hôpital un après-midi après avoir été sujet à un malaise « Elle n’avait pas un sou sur elle. Elle a demandé à son voisin de payer les frais de son déplacement. Elle a promis à ce dernier qu’elle le rembourserait le mois suivant lorsque l’un de ses proches toucherait sa pension ».
Selon lui, chaque cas qui est dénoncé à travers cette hot-line doit faire l’objet d’une enquête serrée pour punir sévèrement les coupables. “Les personnes âgées, plus particulièrement celles qui sont esseulées, sont victimes de beaucoup d’injustices. Elles souffrent en silence sans pouvoir se confier à qui que ce soit.”
D’où son insistance pour que le dispensaire de son village soit ouvert jusqu’à dix-huit heures et qu’un spécialiste vienne sur place ne serait-ce qu’une fois par mois pour que les personnes âgées handicapées puissent bénéficier d’un traitement sur place.
Mahadeo Boyrob, assistant-trésorier de cette association, plaide pour que les personnes du troisième âge aient un molleton pendant la période hivernale. Il insiste pour que cela se fasse après une enquête pour identifier ceux ou celles qui le méritent vraiment. “Ena dimoune encore bien misère dans Maurice qui pas capave asté molleton”, affieme-t-il .
En ce qui concerne le transport gratuit, Mahadeo fait parvenir le même message aux autorités. “Les conducteurs et receveurs d’autobus doivent nous traiter avec plus de respect. Seraient-ils heureux si leurs proches étaient accueillis de la manière indigne dont ils nous traitent dans les autobus”, s’interroge-t-il .
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