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Une étude identifie le rôle d?un gène dans le vieillissement
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Une étude identifie le rôle d?un gène dans le vieillissement
Une étude parue hier dans la revue scientifique britannique Nature, a identifié un gène qui expliquerait pourquoi la restriction de l?alimentation favorise une plus grande longévité chez les animaux, ce qui constitue une nouvelle avancée pour expliquer, et éventuellement combattre, le vieillissement humain.
A l?origine de cette étude, une équipe de chercheurs basés au Salk Institute de San Diego, qui cherchaient à comprendre pourquoi les animaux soumis à des restrictions caloriques vivaient plus longtemps et en meilleure forme que leur congénères, qui mangeaient sans frein.
L?identification de ce ?gène-clé?, le PHA-4, constitue ?une percée?, selon Martin Holzenberger, spécialiste à l?Inserm, car elle ?apporte une réponse? à cette question. ?Ce gène, le seul absolument indispensable, pour que la restriction alimentaire agisse sur la longévité est un maître du jeu qui régule d?autres gènes?, explique-t-il. En effet, le cobaye soumis à un régime restreint mais équilibré, en l?occurence un ver, ne vit pas plus longtemps si le gène en question est bloqué.
En revanche, si le même gène est dopé, le ver vit plus longtemps. En ajoutant la restriction alimentaire au gène plus actif, le vers gagne encore un peu en longévité et bénéficie d?un ?vieillissement harmonieux et dynamique?, commente Hugo Aguilaniu, chercheur de l?ENS-Lyon et co-auteur de l?étude. ?Le gène PHA-4 constitue a priori une bonne cible pharmaceutique en raison de son caractère spécifique?, a-t-il ajouté.
Pour le généticien américain Gary Ruvkun, chercheur à Harvard, cette étude pourrait ouvrir de nouvelles pistes de recherche sur le vieillissement humain, car ce gène a des homologues dans les autres espèces, et notamment chez l?homme. ?Plus on se rapproche de l?homme, plus les choses sont complexes?, avertit toutefois le Français Martin Holzenberger, en évoquant ?des années de travail? avant d?espérer détenir une solution thérapeutique.
En 2002, son équipe Inserm avait réussi à prolonger la vie de souris sans altérer leur santé, en bloquant la moitié des récepteurs d?un facteur de croissance, l?IGF-1, présents à la surface des cellules, indépendamment de tout régime. L?expérience a montré que ces animaux résistaient mieux à cette forme de stress, facteur de vieillissement.
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