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Une épouse «oubliée» poursuit l?héritier de son mari et est déboutée
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Une épouse «oubliée» poursuit l?héritier de son mari et est déboutée
Elle n?était pas contente et ne l?est toujours pas. Kamseleea Nokiah a poursuivi son neveu en Cour suprême, ne pouvant accepter le fait que son époux décédé ait tout légué à ce dernier. Elle affirme, en effet, être la seule héritière de la propriété appartenant au défunt. Mais la cour ne lui a pas donné gain de cause.
La plaignante est la veuve d?Antesh Nokiah, décédé le 24 août 1998. Alors qu?elle croyait que la propriété de ce dernier lui appartenait désormais, elle reçoit, le 6 octobre 1998, un document en provenance d?un notaire comme étant la dernière volonté de son mari. Ce document est en fait un testament dans lequel Antesh déclare léguer ses biens à son neveu Krishna, dont une propriété située à Pamplemousses.
Kamseleea a recours à la justice. Elle soutient, en Cour suprême, que le testament est nul et non avenu et indique qu?avant son décès, son mari était souffrant et ne pouvait rédiger son testament. Elle argue qu?elle connaît l?écriture de son mari et que ce n?est pas celle qui est sur le testament. Son mari, ajoute-t-elle, signe toujours D. Nokiah et non A. Nokiah. Et ce dernier, dit-elle, était, du reste, parti en vacances et a dû retourner le 21 juillet 1998, étant souffrant. Il n?aurait ainsi pu participer à des prières le 5 août 1998 à l?occasion de son anniversaire.
<B>Une lettre à son épouse</B>
Dans sa défense, Krishna fait, pour sa part, ressortir que son oncle était en bonne santé et jouissait totalement de ses facultés le 14 août 1998, date à laquelle l?homme aurait lui-même rédigé le testament lui léguant ses biens et portant sa signature.
Le notaire Boullé a produit en cour une copie certifiée du testament d?Antesh. Il a expliqué avoir préparé un draft qu?il a soumis à Antesh et que ce dernier a apporté chez lui. Cela avant de rédiger, de signer et de dater lui-même le testament avant de le lui rapporter. Ce n?est qu?après avoir reçu l?acte de décès d?Antesh que le notaire a envoyé une lettre à son épouse, soit le 6 octobre 1998, l?invitant à venir à son bureau pour prendre connaissance du testament.
Le juge Asraf Caunhye a statué que l?écriture et la signature se trouvant sur le testament étaient bel et bien celles d?Antesh. Il a rejeté la version de l?épouse qu?il a jugée non fiable. Il considère donc que le testament est légal. Krishna était représenté par Mes Dhananjay Sibartie et Udhisteer Kumar Ragobur.
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