Publicité

Une véritable honte

21 juin 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La Formule 1 est au fond du gouffre après la victoire anecdotique de Michael Schumacher dimanche au Grand Prix des Etats-Unis. Comment imaginer que l’intérêt de la F1 n’ait pas prévalu devant les intérêts particuliers des uns et des autres ? La FIA et Bernie Ecclestone ont fait preuve d’un manque de respect incroyable pour leur “sport”.

C’est en effet un simulacre de course, une honte absolue qui jette un discrédit énorme sur ce sport. 150 000 spectateurs ont payé leur place et sont évidemment furieux de cette situation.

Les accidents des Toyota de Ralf Schumacher et Ricardo Zonta, en raison d’un souci sur les pneumatiques arrière gauche, ont été le point de départ de cette situation complètement grotesque. Michelin ne pouvait assurer que ses gommes tiendraient le coup, le manufacturier a tout de même commis une erreur technique et devra revoir sa copie.

Du coup, le manufacturier a d’abord averti ses partenaires de la situation avant de se tourner vers la FIA. Celle-ci s’est étonnée de la situation avant d’expliquer que le règlement ne serait contourné en aucune manière. C’est-à-dire que si Michelin apportait de nouveaux pneumatiques, les écuries seraient sanctionnées. La FIA précisait d’ailleurs généreusement que cela n’irait pas jusqu’à l’exclusion ! Le fait que Michelin équipe sept des dix écuries n’a jamais pesé dans la balance.

Mais les écuries ont tout de même été actives en proposant à la FIA différentes options afin que l’événement puisse se dérouler. Il y eut la mise en place d’une chicane dans les virages 12 et 13, le changement des pneumatiques (sans pénalité), et, comme l’a déclaré par la suite Flavio Briatore, le patron de Renault, une inversion de la grille afin de favoriser logiquement les écuries chaussées de pneus Bridgestone. Mais là encore la FIA a dit non.

Lorsque toutes les écuries se sont retrouvées sur la grille de départ, on a pu espérer que la course se déroulerait normalement. Mais les sept écuries Michelin sont rentrées dans les stands sans terminer le tour de formation. Pour l’anecdote, Michael Schumacher a devancé Rubens Barrichello, non sans avoir évité l’accrochage de justesse entre les deux Ferrari. Un comble qui a conduit les stratèges à demander que les deux voitures franchissent la ligne en même temps. Un ordre (interdit par le règlement) à peine caché... Tiago Monteiro (Jordan) complète le podium.

Publicité