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Une troisième voie praticable pour le sauvetage du Waterpark

9 mars 2008, 20:00

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Ravin Bholah, le Chief Operations Officer (COO) du Sugar Investment Trust (SIT), nourrit désormais l?espoir d?un avenir meilleur au parc aquatique de Belle-Mare et à ses 75 employés. Pour renflouer les caisses du Waterpark et pour attirer plus de touristes, un projet d?un trois-étoiles a été mis sur pied. Ce projet est le fruit d?un partenariat avec des Sud-Africains, mais reste en suspens

Selon le COO, une troisième voie aurait des chances d?aboutir auparavant : sur 25 des 75 arpents de terrain disponible, une grande chaîne hôtelière indienne viendrait larguer les amarres en 2009.

Triste destin que celui du Waterpark. «Tout le monde le sait : j?ai hérité d?un parc aquatique à peine rentable. Ce qui est contraire aux objectifs du SIT.» Ravin Bholah revient ainsi sur les tares qui entravent la réussite du Waterpark : un «projet mal ficelé», un investissement démesuré (un budget initial de Rs 250 millions) sans rapport avec le taux de fréquentation réalisable pour un parc qui visait d?abord la clientèle locale, tout en étant éloigné et peu accessible à la plupart des Mauriciens. «Ajouter à cela qu?en hiver, le vent joue les trouble-fêtes.»

Le marché mauricien est donc insuffisant pour nourrir le moulin à recettes du parc aquatique. En définitive, «seuls les coûts d?opérations sont atteints».

Mais cette incapacité à générer suffisamment de marge ne condamne pourtant pas nécessairement le Waterpark de Belle-Mare à périr sous les bulldozers. Son réaménagement évoqué à Pailles buttant encore sur des terres à obtenir des promoteurs d?un plan directeur dans cette région, le COO pense aux options de repli. Elles permettraient au parc de se maintenir à Belle-Mare et d?augmenter un taux de fréquentation qui, hors les mois festifs de novembre à janvier, reste au creux de la vague.

Si le bassin potentiel des visiteurs est insuffisant, il faut simplement l?accroître. Le COO souligne qu?il garde à l?esprit que le Waterpark doit rester un parc de loisirs destiné aux Mauriciens. «Mais en ouvrant un hôtel trois-étoiles sur 25 arpents, nous pourrons tabler sur une clientèle touristique de classe moyenne, venant notamment de l?Inde et de La Réunion et intéressée par les activités du Waterpark.» Et d?insister sur la conjoncture favorable, avec notamment la venue d?Indian Airlines à Maurice. «Il s?agirait d?un hôtel qui, éloigné de la plage, miserait davantage sur le parc comme site d?intérêt à proximité.»

«Des clients haut de gamme»

Pourtant, aucun accord formel n?est pour le moment signé avec les nouveaux promoteurs. «Les négociations vont bon train.» On n?en saura pas plus sur l?identité du groupe hôtelier indien pressenti pour la construction de l?établissement. Sauf que l?hôtel trois-étoiles comporterait «plus de 175 chambres», que l?investissement se chiffrerait en plus de Rs 150 millions et que le début des travaux serait pour 2009, «la date originelle de décembre 2008 étant trop rapprochée».

Quant aux quelque 75 employés du Waterpark, soit ils conserveraient leurs emplois au sein de la structure existante, qui pourrait être légèrement réaménagée, soit ils intégreraient le ou les hôtels.

Entre-temps, un autre projet est sous les feux des projecteurs au niveau du SIT. Il s?agit des villas du plan intégré (Integrated Resorts Scheme) prévu à Le Bouchon. «Nous comptons le présenter au Marché international de la promotion immobilière à Cannes», c?est-à-dire aux gestionnaires d?actifs, avocats des affaires et autres grands agents immobiliers internationaux, capables de ramener des clients haut de gamme.

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