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Une Rose pour McClaren ?

4 mai 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Après avoir tergiversé pendant de longues semaines, ce qui a donné lieu à des spéculations parfois inutiles, la Football Association devrait enfin annoncer aujourd?hui, au terme d?une réunion spéciale, le nom du prochain sélectionneur de l?équipe d?Angleterre.

Selon Reuters, c?est l?actuel entraîneur de Middlesbrough, Steve McClaren, qui devrait logiquement se voir proposer la succession du Suédois Sven-Goran Eriksson, dont le contrat n?a pas été renouvelé au-delà de la prochaine Coupe du monde.

Trois autres candidats restent en course. Le manager de Charlton Athletic, Alan Curbishley, et celui de Bolton Wanderers, Sam Allardyce, ont le soutien de certains officiels de la FA. A ne pas écarter non plus la piste menant à Martin O?Neill, l?ancien mentor de Leeds United et de Celtic, qui a cependant le désavantage d?être Nord-Irlandais.

Si la FA privilégie désormais les options McClaren, Curbishley et Allardyce, c?est qu?elle n?a plus le choix. Sa tentative maladroite de séduire le Brésilien Luis Felipe Scolari, l?actuel sélectionneur du Portugal, lui a valu d?être la cible d?une presse anglaise chauvine, et ça se comprend. Brian Barwick, le grand patron de la FA, a été traîté de tous les noms et très froidement invité à rendre son tablier.

A voir de plus près, Scolari aurait pu être l?homme de la situation. Il a fait ses preuves, ayant mené le Brésil au titre de champion du monde en 2002. Il a une approche du jeu relativement séduisante, ce qui aurait pu faire souffler un vent nouveau sur la sélection d?Angleterre, embourbée dans son passé.

Mais Scolari n?est pas un Anglais et c?est plus qu?un péché par les temps qui courent. Tout bon technicien qu?il est, il ne pouvait légitimement aspirer à ce poste dans un pays où les épopées rocambolesques de Sven-Goran Eriksson ont glacé le sang de bien des puristes.

Après avoir vu de quel bois se chauffait la presse anglaise, Scolari a heureusement décliné l?offre, ce qui a permis à la fédération de se rattraper à temps, en ébruitant la nouvelle que le poste allait se jouer entre McClaren, Curbishley, Allardyce ou, éventuellement, O?Neill, un Nord Irlandais qui connaît suffisamment l?Angleterre pour être considéré par les plus conservateurs comme un fils du sol.

Des quatres postulants, Steve McClaren est, de loin, le plus crédible. D?abord parce qu?il connaît déjà les rouages, étant l?actuel adjoint de Sven-Goran Eriksson. On peut compter sur lui pour assurer une certaine continuité.

Il bénéficie en outre du support de certains joueurs de l?équipe d?Angleterre, des Mancuniens pour la plupart, qui l?ont connu du temps où il épaulait sir Alex Ferguson à Old Trafford.

Qui plus est, le parcours de McClaren a la tête du modeste Middlesbrough, qu?il a conduit en finale de la Coupe de l?UEFA et en demi-finale de la Coupe d?Angleterre, est plutôt flatteur.

Les coupes, il les affectionnent particulièrement, lui qui a mené les Teensiders à la consécration en Coupe de la Ligue en 2004.

Alan Curbishley a lui aussi suffisamment de qualités pour relever une mission de cette envergure. Les officiels de la FA l?ont rencontré à deux reprises ces dernières semaines et l?annonce samedi de son départ de Charlton après quinze ans de longs et loyaux services n?ont fait qu?amplifier les rumeurs selon lesquelles il était l?adversaire le plus dangereux de McClaren.

Quant à Allardyce, qui a réussi le tour de force de maintenir Bolton plusieurs saisons de suite dans la première moitié de tableau malgré des moyens limités, il est le seul à clamer ouvertement son intérêt pour le poste de sélectionneur.

Allardyce ne désespère pas d?être choisi. ?Intéressé ? Le mot est trop faible. Je rêve de ce job. Je suis à la fois Anglais et passionné. Je crois avoir prouvé que je connais suffisamment le métier pour faire l?affaire?.

Reste Martin O?Neill, un gagneur né, qui compte plusieurs sympathisants. Joueur, il avait mené Nottingham Forest sur le toit de l?Europe en 1979. Entraîneur, il a offert deux Coupe de la Ligue au modeste Leicester City, mené Leeds United en quart de finale de la Ligue des Champions, et multiplié les trophées aux commandes du Celtic Glasgow.

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