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Une rencontre sur Internet finit dans un bungalow
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Une rencontre sur Internet finit dans un bungalow
Elle n?a que 15 ans et est décrite comme une enfant modèle. Pourtant, lorsque sa mère vient la chercher à ses leçons particulières lundi, elle apprend que sa fille n?y est pas allée. Elle s?est également absentée de l?école. Cette étudiante en Form IV dans un collège d?Etat a fait l?école buissonnière pour aller rencontrer, dans un bungalow à Bain-B?uf, un homme qu?elle a connu sur Internet.
Lorsqu?elle rentre à la maison, à Saint-Pierre, elle est sévèrement réprimandée par ses parents. Et elle finira par tout avouer. En larmes, elle raconte détails les circonstances dans lesquelles elle s?est retrouvée dans un bungalow de Bain-B?uf, à Péreybère. Tout commence devant un ordinateur et à travers l?Internet. Elle fait la connaissance d?un receveur d?autobus. Depuis, ils n?ont pas arrêté de s?envoyer des SMS.
<B>Premiers rapports sexuels</B>
Durant le week-end, l?adolescente et le receveur d?autobus conviennent d?un rendez-vous. De St-Pierre, les deux jeunes se sont rendus dans un bungalow à Bain-B?uf. Et pendant cette journée, ils ont eu des relations sexuelles à deux reprises. La jeune fille a, du reste, fait part de ses regrets d?avoir eu ses premiers rapports sexuels sur un coup de tête.
Accompagnée de sa mère, la jeune fille a porté plainte à la police. Une accusation provisoire de relation sexuelle avec une mineure de moins de 16 ans pèse sur le receveur d?autobus.
En début de soirée mardi, l?étudiante a été conduite à l?hôpital Victoria, Candos, où elle a été examinée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer. Ce dernier a certifié que la victime a eu des relations sexuelles. Des tests ont été faits sur la jeune fille aux fins d?analyse.
L?enquête est menée par les hommes de l?inspecteur Sailesh Kumar Beeharry de la Criminal Investigation Division de Grand-Baie.
La brigade des mineurs tire de son côté la sonnette d?alarme et invite les parents à assumer leurs responsabilités lorsque leurs enfants utilisent l?Internet. Ce cas, soutient un officier de police, est un cas de trop. Après Flic-en-Flac où une adolescente a été emmenée dans un bungalow pour y être violée après avoir été droguée, voilà un deuxième cas. « Est-ce qu?il n?y aurait pas d?autres qui n?auraient pas été rapportés à la police ?» s?interroge-t-il.
D?ailleurs, récemment, une étude de l?Internet Child Safety Foundation, une filiale de l?organisation internationale Halley Movement, a publié un rapport sur «L?impact de l?Internet sur les enfants à Maurice». 59 % des jeunes qui ont participé à cette étude affirment que leurs parents n?exercent pas de surveillance sur eux lorsqu?ils surfent sur le Net.
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