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«Student Leadership and Mentorship Programme»

Quand les élèves apprennent à devenir les leaders de demain

4 septembre 2026, 19:30

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Quand les élèves apprennent à devenir les leaders de demain

Ils sont habitués à être en classe, à suivre les cours et à préparer leurs examens. Mais pendant plusieurs jours, 64 élèves des Grade 10 et 12 ont été invités à sortir de ce cadre pour apprendre à écouter, à communiquer, à gérer les conflits et, surtout, à prendre des responsabilités. Leur engagement a été récompensé lors de la cérémonie du Student Leadership and Mentorship Programme de la Zone 2, le lundi 31 août, au Mahatma Gandhi Institute, à Moka.

Pour ces jeunes issus de 16 établissements secondaires d’État de la Zone 2, le leadership ne se résume pas à porter le titre de préfet, de head boy ou de head girl. Il s’agit aussi de savoir écouter les autres, de comprendre leurs difficultés et d’être capable de trouver ensemble des solutions aux problèmes qui touchent leur communauté scolaire. C’est dans cet esprit qu’a été conçu ce programme de leadership et de mentorat, organisé par la direction de la Zone 2 du ministère de l’Éducation et des ressources humaines, avec l’appui des Youth Cadres de Grand-Port du ministère de la Jeunesse et des sports.

Apprendre à diriger, mais aussi à écouter

Le programme est une déclinaison adaptée à la réalité des établissements de la Zone 2 du programme Leadership 2 Gen, déjà proposé aux jeunes par le ministère de la Jeunesse et des sports. L’initiative a été lancée à titre pilote afin de répondre aux besoins des corps préfectoraux des collèges d’État. L’objectif : leur donner des outils concrets pour mieux comprendre les situations auxquelles sont confrontés les jeunes et intervenir, lorsque cela est possible, en collaboration avec l’administration scolaire.

Au fil des séances, les participants ont ainsi été amenés à réfléchir à plusieurs thèmes : l’art de donner et de suivre des instructions, l’intelligence émotionnelle et la connaissance de soi, le leadership inspirant et la communication efficace, la résolution des conflits ainsi que la prise de décision. Une place importante a également été accordée à la violence et au bullying chez les jeunes. Les élèves ont participé à des séances de réflexion afin de mieux comprendre ces phénomènes et de réfléchir aux moyens de les prévenir et de les gérer. Un autre volet a porté sur la mise en place d’une structure de réseautage et d’un protocole de référence entre les corps préfectoraux et les administrations des établissements.

Présent lors de la cérémonie, le ministre de l’Éducation et des ressources humaines, Mahend Gungapersad, a insisté sur l’importance d’un leadership inclusif et du mentorat dans le développement global des jeunes. Pour lui, les formations permettent aux élèves d’être confrontés à une multitude de problématiques qui existent dans la société et de prendre le temps d’en discuter ensemble. «Nous parlons d’Inclusive Leadership avec le mentoring», a-t-il expliqué, soulignant que les jeunes ont été exposés durant leur formation à différentes réalités et problématiques auxquelles ils peuvent être confrontés.

L’intérêt, selon lui, réside également dans la dynamique créée entre les participants. «Des enfants qui sont là ensemble, qui réfléchissent, qui débattent», a-t-il fait ressortir. Ces échanges, a estimé le ministre, peuvent leur être utiles bien au-delà de l’enceinte scolaire. Les compétences acquises peuvent être mobilisées plus tard dans leur vie familiale, dans la société et éventuellement au niveau national.

Le ministre a également indiqué que l’expérience menée dans la Zone 2 pourrait servir de modèle pour les autres zones éducatives. L’idée, a-t-il laissé entendre, est de répliquer progressivement ce type de formation dans les Zones 1, 3 et 4.

Des compétences qui dépassent les salles de classe

Pour Mahend Gungapersad, l’école ne doit pas uniquement être considérée comme un lieu où l’élève acquiert des connaissances académiques. Le développement holistique de l’enfant passe aussi par les activités qui lui permettent de découvrir ses talents, de travailler avec les autres et d'assumer des responsabilités. Musique, danse, peinture, théâtre ou encore activités parascolaires : toutes contribuent, selon lui, à former des jeunes capables de prendre des initiatives. Le leadership et le mentorat viennent ainsi compléter cette approche en travaillant directement sur les qualités humaines et relationnelles.

«Ce sont les futurs leaders», a-t-il notamment souligné, rappelant que certains de ces jeunes seront appelés, demain, à assumer des responsabilités dans différents secteurs. Le ministre a également évoqué la possibilité d’étendre, à terme, cette réflexion au niveau primaire, notamment auprès des élèves des Grades 5 et 6.

Une première étape appelée à se poursuivre

Pour Chaya Surajbali-Bissoonauth, Acting Director de la Zone 2, le programme constitue une occasion pour les jeunes de développer leur confiance et leur capacité à prendre des initiatives, tout en créant un lien plus étroit entre les élèves et l’administration scolaire. Le programme ne s’arrête d’ailleurs pas à cette première édition. Fort de cette expérience pilote, le ministère prévoit de le maintenir durant la prochaine année afin de poursuivre le développement des compétences de leadership des élèves.

Derrière les certificats remis, il y a donc bien plus qu’une reconnaissance symbolique. Il y a des jeunes qui ont appris à prendre la parole, à écouter un point de vue différent du leur, à réfléchir à des situations parfois difficiles et à chercher des réponses collectives.

Car devenir leader ne signifie pas seulement être à la tête d’un groupe. Cela commence souvent par une capacité plus simple, mais essentielle : savoir écouter les autres et avancer avec eux.

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