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Une nouvelle technologie pour l??aloe vera?

8 juin 2007, 00:00

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L?aloe vera, un créneau à exploiter. En effet, avec le programme de diversification de l?industrie sucrière, l?aloe vera est considérée comme l?une des plantes qui peuvent être cultivées à Maurice puisqu?elle s?adapte à notre terre et à nos conditions climatiques. Mais une meilleure connaissance des divers procédés pour fabriquer des médicaments, shampooings et aliments nutritionnels est essentielle.

C?est dans cette optique que l?Agricultural Research and Extension Unit (Areu) a invité le Dr Anaimuthu Rajendran, managing director de Phyto Tech Engineering India Pvt. Ltd, lundi, pour une causerie non seulement sur les bienfaits de l?aloe vera, mais aussi et surtout sur les méthodes à utiliser pour sa culture et son traitement.

L?aloe vera, qui est une espèce d?aloès, est connue pour ses nombreuses vertus thérapeutiques. Plusieurs types de produits médicinaux, nutritionnels, mais aussi cosmétiques sont fabriqués à base d?aloe vera. Elle est présente dans des jus, gel, shampooings, yaourts et des laits pour le corps, entre autres.

Les vertus médicales sont principalement exploitées par les industries cosmétiques pour ses propriétés bienfaitrices sur la peau essentiellement. Par ailleurs, elle aide à digérer, régularise le transit intestinal et calme les douleurs abdominales. Sous forme de jus ou de gélules ou de poudres séchées, l?aloe vera renforce les défenses immunitaires et aide à regagner la forme.

Ainsi, pour l?extraction du gel de l?aloe vera, le procédé que propose le Dr Rajendran est la ?cold process technology?, qui se fait sans l?utilisation de chaleur, contrairement au procédé ?normal?. ?Avec cette technologie, la qualité est assurée à 100 % et par conséquent, l?efficacité du gel de l?aloe vera est à son apogée?, assure le Dr Rajendran.

Par ailleurs, l?Areu mène actuellement une étude scientifique des relations entre l?aloe vera, le milieu (sol, climat) et les techniques agricoles. Anita Awotarowa, research scientist à l?Areu, révèle que deux à trois planteurs ont commencé la culture de l?aloe vera à Rivière-Noire.

La scientifique est d?avis que le souci ne se repose pas sur la mise sous culture de la plante, mais sur le traitement qui s?ensuit. ?Nous n?avons pas la technologie pour ce processing, c?est pour cela que nous avons sollicité l?expertise indienne?, explique Anita Awotarowa. Et d?ajouter que ?sans cette technologie, nous aurons à nous contenter d?en faire des produits banals, tels du jus ou de la confiture.?

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