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Une minute de silence sera observée à Maurice
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Une minute de silence sera observée à Maurice
La nouvelle a eu l’effet d’un coup de massue. Un sportif qui trouve la mort sur le “champ de bataille”, cela n’arrive pas souvent. Le Britannique Michael Park, co-pilote de l’Estonien Markko Martin (Peugeot 307 WRC) est décédé, dimanche, après un accident lors du Rallye de Grande-Bretagne.
Selon Alain Dalais, président du club AutoSport, une minute de silence sera ainsi observée ce dimanche lors du King Robert II Slalom au Trianon Shopping Parl. Ce slalom, pour rappel, est la 3e épreuve du championnat Warsteiner - Mobil 1 organisée par le club AutoSport.
La caravane du World Rally Championship (WRC) a été plongée dans un profond choc depuis dimanche. Idem pour le giron du rallye automobile à Maurice. C’est la mort d’un des leurs. L’un de ceux qui vivent cette passion à fleur de peau. “Je pense que le rallye dans le monde entier est en deuil”, fait remarquer le quadruple champion de Maurice, Rajesh Ramdenee. “C’est une grande tristesse”, confie Rayhan Alladeen qui, avec son co-pilote Riaz Noursing, ont même observé un moment de silence en apprenant la nouvelle.
Michael Park aurait trouvé la mort sur le coup après que la 307 a heurté à pleine vitesse (plus de 110 km/h) un arbre. Un état de choses qui devenait de plus en plus rare au fil des années tant la sécurité a évolué et tant les organisateurs sont stricts sur ce point.
Il faut, effectivement, remonter au 19 septembre 1993, au décès du co-pilote de l’Australien Possum Bourne, Rodger Freech, en Australie, pour noter un accident mortel en Championnat du monde.
Malheureusement, comme le fait ressortir Alain Dalais, le risque zéro ne sera jamais atteint en rallye automobile. En dépit des avancées réalisées en matière de sécurité, cet accident est de ceux que redoutent le plus les pilotes : un choc latéral avec un obstacle rigide. “A part construire un tank, il n'y a pas de solution à ce problème. Ce côté est la partie la plus vulnérable d'une voiture, qu'elle soit de série ou de rallye”, a déclaré le Britannique Nicky Grist, ancien champion du monde en tant que co-pilote avec son compatriote Colin McRae, dans la presse britannique.
Le Mauricien Alain Duval, le co-pilote de Rajesh Newaj, ne veut évidemment pas tirer des conclusions mais donne son point de vue de co-pilote. “Quand on est deux dans une voiture, c’est le pilote qui voit le danger avant le co-pilote. Le pilote a plus de temps de réaction devant un danger que le co-pilote. Ce dernier a plutôt la tête plongée dans ses notes”, explique-t-il. Autre explication c’est que : “Le pilote aura plutôt tendance à sauver sa vie plutôt que celle de son co-pilote parce que c’est une réaction instinctive.” Ne dit-on pas que devant la mort, on a tendance à devenir égoïste…
Cela dit, le co-pilote de la Peugeot 206 Super 1600 qui a traîné sa bosse pendant un bon moment sur les routes mauriciennes tient à faire ressortir que le co-pilote à “100 % confiance” en son pilote et vice-versa.
Le premier réflexe du côté des pilotes mauriciens, du moins ceux que nous avons interrogés, c’est de dire que le niveau de la WRC n’est pas comparable à ce qui se fait à Maurice. “Nous sommes à un niveau amateur. Nous ne roulons pas aussi vite”, soutient Rajesh Ramdenee en précisant que nul n’est à l’abri d’une sortie de route.
“Il y a toujours un risque”, fait ressortir Rajesh Newaj et le champion national sortant Rayhan Alladeen. D’ailleurs, ce dernier sait très bien de quoi il parle. Les sorties de routes, il connaît pour en avoir fait les frais en 1998. Alors qu’il effectuait un virage dans sa Renault 5 Gt Turbo à la Nicolière, il se retrouva dans le décor avec des côtes fracturées et avait même dû être admis à la clinique. “Mais à aucun moment je n’ai pensé au pire. J’avais même repris le volant de course un mois après”, précise-t-il.
Comme écrit plus haut, la sécurité a évolué et à Maurice, les règles sont scrupuleusement respectées à chaque rallye, ceci afin d’éviter des accidents. “Les voitures sont pratiquement aux normes internationales. Le club AutoSport est bien strict sur ce point-là. La preuve c’est que dernièrement elle a pris la décision de faire brider les moteurs turbos parce que les voitures ne doivent pas devenir incontrôlables. Cela met en danger la vie du pilote et du co-pilote mais aussi la vie des spectateurs”, laisse entendre Rajesh Ramdenee.
À chaque accident, chacun s’était habitué aux miracles, aux fins heureuses comme ces pilotes du WRC qui s’en sont sortis indemnes après que leur voiture a été réduite en un amas de ferraille à la suite d’un accident ou d’un incendie.
Mais la mort de Michael Park vient nous faire réfléchir sur le fait que la vie elle-même est dangereuse et pleine d’imprévus que ce soit sur une spéciale en Grande-Bretagne ou… dans sa salle de bains en glissant dans sa baignoire !
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