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Une jeune fille agressée deux fois en huit mois
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Une jeune fille agressée deux fois en huit mois
Anushka Seetaram, 21 ans, était seule, jeudi, à son domicile de Paillote. Un individu s?est introduit dans sa maison par la porte de derrière et l?a éraflée au couteau avant de prendre la fuite. C?est la deuxième agression dont elle est victime en huit mois. Elle est la nièce de Manand Fakhoo, lui-même agressé au sabre en février. Celui-ci n?écarte pas la possibilité que ce soit lui qui était visé dans l?attaque contre la jeune fille.
Depuis la deuxième agression, la famille s?interroge. Veena Seetaram, la mère d?Anushka, son frère, Manand Fakhoo et leur jeune s?ur Santa Seeruttun, en vacances à Maurice, se demandent qui est l?agresseur et quels sont ses motivations. Mais elle ne parvient pas à une conclusion formelle. «Mo pa fouti gaign enn konpran lor la. Mo latet pe manze. Mo pe gaign kongolo», confie l?oncle d?Anushka, lui-même maintenant complètement remis de l?agression sauvage dont il a été victime.
La première attaque contre Anushka a eu lieu peu de temps après les élections générales l?an dernier. La jeune fille travaillait dans le magasin familial situé à quelques centaines de mètres de son domicile. Le responsable s?était rendu à Port-Louis et Anushka était seule. Pendant la journée, un individu coiffé d?un casque intégral a fait irruption dans le magasin. Il a empoigné Anushka et l?a bâillonnée.
La jeune fille a résisté et a réussi, au cours de la lutte, à donner un coup de pied dans les parties intimes de son agresseur. Se tordant de douleur, celui-ci s?est enfui sur une mobylette sans plaque minéralogique.
Depuis l?incident, Anushka a mis un terme à son emploi et reste chez elle. Tout allait bien jusqu?à jeudi matin. Ce jour-là, sa mère Veena s?absente. Si la porte d?entrée donnant sur Kalimaye Road est fermée à double tour, une des portes de derrière est ouverte. Celle-ci donne sur un jardin potager. C?est sans doute par là que l?individu est entré chez les Seetaram : des traces de pas sont encore visibles sur la terre.
Anushka, en short et top à bretelles, nettoie les pièces à l?étage. Quand elle descend au salon, elle tombe nez à nez avec un individu encagoulé, vêtu d?un denim noir et d?un t-shirt gris. Celui-ci a refermé la fenêtre du salon qui donne sur la rue. Il tient la commande de la chaîne stéréo et agrippe Anushka. Pour que ses cris soient étouffés, il active la commande et monte le son à fond. Avec un couteau, il lui égratigne le visage, les bras et les épaules.
A Manand Fakhoo qui arrive en premier sur les lieux, Anushka raconte que l?individu a révélé qu?il est l?auteur de sa première agression. «Linn dir mo niess : ?Monn vini zis pou fer toi per. Lot kout, mou pou fer enn zafer ar toi. Mo pa pou kit toi koumsamem?. Mo niess ki ena mem karakter ki moi inn lit ar li, me pa finn resi. Avan li ale, linn donn li bann kout pie dan ledo ek lerin».
Veena Seetaram ignore qui en veut autant à sa fille. Mais Santa Seeruttun pense qu?il s?agit de quelqu?un des environs qui épie leurs moindres faits et gestes. Manand Fakhoo préfère procéder lui par élimination.
Sa nièce a été admise à l?hôpital Victoria, Candos, où elle a refusé d?être examinée par le Dr Satish Boolell, chief police medical officer. La raison en serait «ki li pa finn agrese sexielman», avance sa mère. Anushka a confirmé à son oncle qu?elle ne connaît pas l?individu. «Si enn dimounn ti pe anouy li, li ti pou dir moi li. Si li ti konn sa dimounn la e ki li ti konsantant, li pa ti pou plaigne apre. Sa boug la inn dir pou ena enn troiziem foi. Kit foi zot kone li mo niess et zot pe provok moi». Il ne croit pas que les «zot» soient ceux qui l?ont sauvagement agressée, il y a quelques mois.
S?il laisse le soin aux forces de l?ordre d?arrêter l?agresseur de sa nièce, il adresse tout de même un message à celui-ci : «Pa vinn zoue sa kalite zoue la ar mo bann fami? »
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