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Une feuille de route pour placer les services au coeur de la croissance
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Une feuille de route pour placer les services au coeur de la croissance
Les services, un nouvel apport d?oxygène à une économie qui s?essouffle. Le secteur tertiaire se voit propulsé comme la nouvelle locomotive de la croissance. Une feuille de route pour mettre en place de nouveaux pôles industriels est en cours. L?initiative revient au National Productivity and Competitiveness Council (NPCC).
Celui-ci a fait appel à une équipe d?experts sous l?égide du Commonwealth Secretariat pour conseiller le gouvernement sur les modalités pratiques en vue de positionner les services comme un générateur potentiel d?emplois, de recettes d?exportation et de croissance.
Les spécialistes focalisent sur trois industries, à savoir les technologies de l?information et des communications, l?hébergement et les loisirs et la formation.
Les autorités entendent jouer un rôle de facilitateur pour faire décoller les activités tertiaires. Mais la nature du dirigisme d?état change avec le nouveau contexte très dynamique de l?économie. ?Auparavant, les décideurs politiques identifiaient les winners potentiels et leur accordaient tout un soutien. Il est aujourd?hui difficile de prévoir qui seront les winners dans cinq ans. C?est la raison pour laquelle l?on ne peut développer les services de la même manière qu?on avait accompagné le sucre et le textile dans le passé?, fait ressortir le Dr Christopher Stevens de l?Overseas Development Institute (basé à Londres) et le leader de l?équipe.
Jouer la carte de la valeur ajoutée</B>
La réflexion autour des services exportables avait débuté avec des études réalisées sur des sous secteurs, il y a quelques années.
Le rapport Competitiveness Foresight du NPCC avait également énoncé, dans les grandes lignes, la place qui devrait revenir à l?économie tertiaire dans le nouveau modèle de croissance.
?Notre mandat consiste essentiellement à mettre en pratique les idées énoncées et de contribuer à la transformation structurelle de l?économie. La démarche est motivée par les menaces qui pèsent sur les secteurs traditionnels en l?occurrence le sucre et le textile-habillement?, explique Pierre Berthelot, development economist (travaillant pour le compte du groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique à Bruxelles) et membre de l?équipe.
Celui-ci qui est de nationalité mauricienne a le mérite de bien connaître les réalités du terrain et sera très utile pour coordonner les opérations avec les parte-naires locaux.
Pour mettre toutes les chances du côté des nouveaux pôles de croissance, il faut un plan d?application détaillé qui tienne compte des contraintes et des opportunités de chaque activité. Mais pour réussir face à la concurrence internationale, il faut jouer la carte de la valeur ajoutée.
Dans les Business Process Outsourcing (BPO), par exemple, la stratégie de développement doit s?orienter vers des activités à fort contenu de connaissances destinées à des niches rémunératrices. ?Une entreprise mauricienne peut offrir des conseils en taxation à des clients basés en Angleterre. Ce sont là des prestations à haute valeur ajoutée dans lesquelles Maurice peut revendiquer un avantage comparatif sur la base des compétences disponibles localement?, dit le Dr Christopher Stevens.
Une des ambitions du road map est de faire de Maurice une plate-forme crédible et compétitive vers laquelle les entreprises européennes et américaines pourront sous-traiter des opérations complexes.
La formation et l?innovation sont au c?ur de la nouvelle économie des services. Il faut développer de nouvelles compétences pour servir les nouvelles activités, tout en déployant de nouveaux produits rémunérateurs. Pour le Dr Christopher Stevens, il est essentiel que le pays encourage la venue des centres de formation et de recherche afin de créer une certaine effervescence sur le plan de nouvelles idées.
Il explique que Dubayy et Singapour ont fait venir des institutions étrangères pour pouvoir se transformer en des knowledge hubs. Celles-ci génèrent une masse critique d?idées nouvelles qui rejaillit sur l?ensemble de l?économie.
Selon le Dr Christopher Stevens, ce sont surtout les petites et moyennes entreprises qui profiteront de cette dynamique d?innovation car elles n?ont pas toujours les moyens d?accéder à des informations et au savoir-faire de l?étranger.
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