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Une entreprise indienne investit dans la reproduction de taureaux
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Une entreprise indienne investit dans la reproduction de taureaux
Une première à Maurice. Aadicon Biotechnologies Ltd, une entreprise indienne, projette d?ouvrir un laboratoire qui produira et commercialisera du sperme congelé de taureau. Si le projet avance comme prévu, ce laboratoire se situera près du réservoir de Piton-du-Milieu. Dans son ensemble il demandera des investissements de $ 5 millions, soit environ Rs 165 millions. L?entreprise compte démarrer avec 25 taureaux et espère atteindre le nombre de 50 une fois qu?elle sera en mode opératoire complet.
Aadicon attend en ce moment que son Lease Agreement soit finalisé afin de commencer la construction de son local. Il faudra compter une année pour que le laboratoire soit en fonction. Les entrepreneurs visent l?exportation vers le marché africain, en particulier vers l?Afrique du Sud.
Trois laboratoires
?Si la nature suit son cours, un taureau ne peut servir à des besoins de reproduction qu?une fois l?an. Avec notre technologie, nous pouvons extraire 25 000 à 30 000 unités d?un taureau en une année?, explique Ravishankar Sharma, directeur technique de Aadicon. Avec la congélation, ces unités pourront être préservées pour utilisation sur une période de 30 ans.
Les taureaux seront importés de l?Amérique du Sud, des Etats-Unis et du Canada et devront être racés. Aadicon vendra le sperme congelé aux élevages bovins. ?Avec la technologie que nous utiliserons, les composants génétiques du sperme sont améliorés?, souligne Ravishankar Sharma.
L?entreprise, dont la maison mère se trouve à Mumbai, se spécialise en produits pharmaceutiques et en bio-technologie. Elle a choisi Maurice pour ce nouveau projet, pour plusieurs raisons. ?Bien sûr, la main-d??uvre coûte moins cher en Inde, mais Maurice comporte d?autres avantages. Le pays est reconnu comme n?ayant pas de maladies et cela nous permettra d?exporter nos produits vers l?Europe éventuellement. La température ici est aussi idéale pour l?élevage bovin.?
Le développement proposé par Aadicon est un projet intégré. La compagnie compte créer trois différents laboratoires qui couvriront une surface totale de 40 000 pieds carrés. Le laboratoire principal sera dédié à la production de sperme bovin. Un autre se consacrera à la production d?enzymes qui sont utilisés dans la production de boissons, tel que le vin ou les jus de fruits. Dans le troisième laboratoire, Aadikon produira des fertilisants organiques destinés à l?agriculture. Pour faire marcher les trois, la compagnie compte employer 150 personnes, dont la majorité sera recrutée localement. Seule une dizaine de techniciens indiens feront partie de l?équipe.
Centre de formation
Aadicon tient à assurer que son projet est écologique. ?Nos laboratoires ne seront pas néfastes à l?environnement. Le fumier émet du gaz à effet de serre qui est néfaste. Nous allons utiliser tout le fumier qui sera généré. Il sera ainsi exploité pour le chauffage de la cantine et dans les laboratoires?, promet Ravishankar Sharma. Une fois, son Lease Agreement obtenu, la compagnie présentera sa demande, déjà prête, pour l?obtention d?un Environmental Impact Assessment.
Le projet d?Aadicon inclut aussi la construction d?un centre de formation, qui juxtaposera les laboratoires. ?Nous allons offrir une large gamme de formations, par exemple, nous allons montrer comment extraire l?huile de citronnelle ou bien comment produire des boissons diététiques.? Ce centre de formation sera ouvert aux entrepreneurs mauriciens ainsi qu?à ceux de la région Afrique.
Aadicon a aussi un autre projet, en collaboration avec l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU). ?Deepak Yardi, notre directeur général sera là. Nous signerons alors un accord avec l?AREU pour la production de fertilisants bio et d?agents de contrôle bio?. Les infrastructures de l?AREU seront mises en valeur par cette initiative, alors que la contribution d?Aadicon se fera en apport technologique. La production de fertilisants bio prendra un ou deux mois pour démarrer, suite à la signature de l?accord.
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