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Une centaine d?ex-squatters face à une réelle détresse
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Une centaine d?ex-squatters face à une réelle détresse
Seule une centaine des ex-squatters des logements de la National Housing Development Company (NHDC) nécessiteraient une aide urgente. C?est ce qu?il ressort de l?enquête sociale menée par le Trust Fund for the Integration of Vulnerable Groups (TFIVG). Elle a pris fin hier. Un rapport, regroupant les conclusions de l?enquête, sera soumis d?ici mardi au ministère des Finances. Ce n?est qu?à la lumière de ce document, laisse-t-on entendre, que les autorités prendront les mesures qui s?imposent.
Shyam Hurbungs, programme coordinator au TFIVG, explique que l?objectif de cette enquête sociale était d?identifier les personnes nécessitant une aide urgente. ?Sur les 577 personnes qui s?étaient inscrites, la majorité touche un salaire mensuel supérieur à Rs 5 000?, assure-t-il. Ces personnes pourront s?inscrire auprès de la NHDC et entreprendre les procédures nécessaires pour obtenir un logement. ?Les autres, soit une centaine de personnes, font face à de réelles difficultés et pourraient bénéficier de mesures urgentes?, affirme Shyam Hurbungs.
Éviter le risque sanitaire
Cela fait une semaine que les anciens squatters de la NHDC, expulsés le 21 juillet, dorment à la belle étoile. Réunis sous des tentes de fortune, des familles entières, à Cité-La-Cure, à Camp-Levieux, à Chebel et à Pointe-aux-Sables, attendent toujours de trouver un toit. Elles avaient investi les 148 maisons jumelles de Camp-Levieux dans la soirée du 26 juin. Ce cas d?occupation illégale a donné lieu, quelques jours plus tard, à des mouvements de foule similaires dans d?autres régions. La veille de leur expulsion, un groupe de squatters a allégué que trois politiciens ? Rama Valayden, James Burty David et Mathieu Laclé ? avaient donné des instructions pour occuper illégalement des logements sociaux. Les trois politiciens mis en cause ont nié toute implication dans cette affaire.
Afin d?éviter un risque sanitaire, des équipes médicales ont été dépêchées dans les régions concernées pour examiner l?état de santé de ces sans-logis. Le ministre du Tourisme, Xavier Duval et la ministre de la Femme, Indira Seebun, ont également organisé des distributions d?aliments de base. Cette dernière a lancé un appel à toutes les mères de famille ayant des enfants en bas âge. Elle les a invitées à partir vivre chez un proche pour limiter les risques de maladie chez les plus jeunes. Les conditions précaires dans lesquelles vivent les anciens squatters augmentent les risques d?infection, laisse entendre un officier du ministère de la Santé.
Lors d?une conférence de presse organisée hier, le leader du Front solidarité mauricienne (FSM), Cehl Meeah, a mis en lumière les conditions hygiéniques ?déplorables? dans lesquelles vivent les ex-squatters depuis une semaine. ?Il y a quelque 70 enfants en bas âge qui vivent avec leurs parents dans des conditions difficiles.? Il a en outre qualifié d?impardonnable ?l?insensibilité? du gouvernement face à la ?misère humaine?. Le leader du FSM s?est dit en faveur de la mise sur pied d?une commission d?enquête pour faire la lumière sur les allégations de squatters quant à l?éventuelle implication d?hommes politiques dans des occupations illégales. Il a ajouté que le gouvernement doit ?assumer ses responsabilités?.
Du côté des autorités, on assure que toute l?attention voulue sera accordée au rapport du TFIVG, avant de mettre en place toutes les mesures pour venir en aide aux nécessiteux. En attendant, les soirées s?écoulent à la lueur des bougies.
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