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Une carrière exemplaire
Harif Maherally passe sa main dans une plate-bande pour enlever les herbes qui gênent la pousse des laitues qu?il a mis en terre quelques jours auparavant. Agé de 60 ans, cet habitant de Chemin-Grenier a découvert une passion pour la terre à l?âge de 11 ans, lorsqu?il a pris de l?emploi comme laboureur sur l?établissement sucrier de Bel-Ombre.
Depuis, il atoujours fait de son mieux pour accomplir sa tâche au point de ne jamais s?absenter pendant 15 ans comme laboureur et 25 ans comme surveillant. Cet effort n?a pas été vain. Il a été récompensé par la direction de l?établissement sucrier. Comment s?est-il démené pour qu?il soit quotidiennement présent au champ ? ?Le travail pour moi, c?est comme un devoir sacré et j?essaie tant bien que mal d?assumer ma responsabilité vis-à-vis de ma famille,? dit-il.
Des souvenirs pendant son temps de service, Hanif en a beaucoup. Il se rappelle encore de l?époque où il fallait chauffer du sable pour que le wagon qui transporte des cannes se déplace plus facilement. ?Nou mette disab lors ban grand feuille tôle qui posé lors quatre blocs pou qui la roue gagne mordant?, se souvient-il.
Une retraite laborieuse
Aujourd?hui à la retraite, Hanif n?est pas prêt de ranger sa pioche et sa fourchette dans son store malgré son Volontarily Retirement Scheme. Il loue environ un arpent de terre à un propriétaire pour cultiver plusieurs variétés de légumes à Rivière-des-Galets. Fidèle à ses habitudes, il se réveille très tôt chaque matin, pour aller travailler. Il arrache les herbes envahissantes. Il sème ou récolte les légumes qu?il vend parfois devant sa maison à Chemin-Grenier ou pour les partager avec ses voisins.
?Je ne dépends pas uniquement de cela pour faire vivre ma famille. Personnellement, j?éprouve une grande joie lorsque je découvre une plante qui germe ou pour récolter des légumes frais un matin?. Les jeunes sont-ils intéressés à travailler la terre aujourd?hui ? Les jeunes sont réticents. Ils ne veulent pas se salir les mains et ont tendance à choisir des métiers qui exigent moins d?efforts. Pour les intéresser à l?agriculture, le planteur croit qu?il faudrait leur donner une formation. ?Ayant suivi plusieurs cours de formation, je dirais que c?est un secteur très intéressant pour aider à l?individu à faire son travail de manière professionnelle?.
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