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Une bonne moisson d?oignons

11 septembre 2006, 20:00

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Vidyawantee Jankee arrache les premiers oignons de la saison. Elle affiche l?optimisme. C?était jeudi le début de la moisson pour les quelque 600 planteurs de la Belle Mare Water Users Co-operative Society.

Planteur depuis 20 ans, Jankee s?attend à une bonne récolte d?oignons, sept tonnes sur une superficie d?un demi-arpent. La saison dure de juin à septembre et la plupart des planteurs de Belle-Mare cultivent des oignons toupie pour lesquels, ils obtiennent un meilleur prix : Rs 10 le demi-kilo.

?Auparavant, nous nous occupions seulement de la récolte et de la vente d?oignons. Mais aujourd?hui, certains d?entre nous se sont aussi lancés dans un projet-pilote de transformation d?oignons en produits à valeur ajoutée?, dit fièrement Daneshwar Meetooah, président du comité de liaison pour la région de l?Est du Small Planters Welfare Fund (SPWF).

Achards et confits d?oignons

Daneshwar Meetooah, qui s?occupe d?une plantation d?un arpent depuis une vingtaine d?années, est parmi les 15 planteurs ayant bénéficié d?une formation de l?Agricultural Research Extension Unit (AREU) sur la transformation d?oignons : achards et confits, entre autres. Cette formation est dispensée par Moorghen Ganesen, Extension Officer de l?AREU.

Debyduth Bhugaloo, 63 ans, accueille aussi favorablement le projet de transformation des oignons. ?Je cultive des oignons depuis mon enfance. Je vais moi aussi me lancer dans ce projet?, dit-il.

?Après la récolte, tout n?est pas fini pour les planteurs. Ils ont désormais la possibilité de commercialiser aussi des produits à valeur ajoutée. Maintenant, il y a une plus grande synergie pour offrir des produits de qualité?, confie à Daneshwar Dumur, directeur de l?AREU.

Atteindre l?autosuffisance

Procédant à l?ouverture de la récolte, Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, a demandé aux planteurs d?avoir recours aux pratiques modernes et de profiter de la connaissance scientifique de l?AREU qui offre d?immenses possibilités. ?Il faut produire pour atteindre l?autosuffisance. Le pays produit actuellement 9 000 tonnes d?oignons, mais il faut les cultiver sur une plus longue période?, explique-t-il.

Le ministre annonce qu?il planche sur un projet pour la mise en place de good agricultural practices. Il s?en prend à ceux qui utiliseraient l?en-tête du ministère de l?Agro-industrie pour faire pression sur des petits planteurs. ?L?époque des subsides aux planteurs est finie. Le Marketing Board ne peut plus le faire?, dit-il.

Pour sa part, Rajesh Jeetah, ministre de l?Industrie, du Commerce et des coopératives, est triste que des jeunes ne se tournent plus vers le mouvement coopératif. ?Il faut plus de professionnalisme. Face à la situation mondiale, les planteurs doivent savoir comment se tenir sur leurs propres jambes. Vous pouvez vous tourner vers l?Empowerment Fund qui dispose de quelque Rs 750 millions?, précise-t-il.

Rajesh Jeetah estime que le secteur des coopératives souffre de carence administrative. ?700 sociétés coopératives n?avaient pas soumis leurs comptes à mon arrivée. Aujourd?hui, il en reste une trentaine. Nous allons appliquer la loi dans ces cas?.

Le ministre encourage les planteurs à avoir leur propre Credit Union. ?Avec la Credit Union, vous pouvez vous-mêmes financer vos projets?.

Quant à K. Ramdhary, président du SPWF, il précise que depuis sa création en 2002, le fonds a enregistré quelque 17 000 planteurs. Il évoque les cas de vol dans les plantations qui affectent beaucoup la communauté des planteurs.

Le président du SPWF précise que les planteurs peuvent désormais suivre des cours en informatique dispensés par le National Computer Board. Il annonce aussi pour début octobre un check-up médical pour les planteurs et les membres de leur famille par la cara-vane de santé.

Le SPWF travaille aussi sur l?élaboration d?un plan de pension pour le secteur agricole.

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