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Un témoin dit que les jumelles suivaient les deux suspects

23 octobre 2008, 00:00

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Il aurait permis aux suspects d?un viol collectif allégué d?entrer dans l?immeuble du collège d?Etat de Triolet pour commettre leur forfait. C?est ce qu?aurait avoué Rajiv Singh, vigile du collège. Mais les quatre suspects crient leur innocence. Ils ont même donné des alibis qualifiés de solides et qui confirmeraient qu?ils étaient ailleurs.

Tous ont été présentés devant le tribunal de Pamplemousses hier. L?accusation provisoire retenue en est une de relations sexuelles avec mineures. Dans cette affaire, le vigile aurait raconté avoir vu les deux s?urs accompagner les suspects Eshan et Mohamad Chad jusqu?à une salle de classe au premier étage du collège d?Etat de Triolet.

Rajiv Singh sera une nouvelle fois interrogé aujourd?hui. «Il nous reste à éclaircir plusieurs zones d?ombre dans cette affaire», laisse entendre une source proche des enquêteurs. Le vigile aurait également déclaré ne rien savoir de l?agression sexuelle des deux jeunes filles. Mais il aurait confirmé que les quatre autres suspects sont venus au collège à bord d?une voiture et qu?il leur aurait permis d?entrer. Il aurait identifié le véhicule mardi , après sa déposition.

Le vigile aurait également admis que les quatre jeunes étaient accompagnés de deux jeunes filles, qu?il aurait vu Eshan ouvrir la portière du véhicule pour laisser descendre les deux filles. Celles-ci auraient ensuite accompagné Eshan et Mohamad Chad.

<B>Réclamation en dommages</B>

Les suspects Mohamad Chad, Eshan, Mohamad et Nasseeroodin se défendent d?avoir été sur les lieux du viol allégué. Ils auraient fourni un alibi. «Ils étaient tous à des endroits différents. Et ils peuvent le prouver», clame Aboo, le père d?Eshan. Son fils travaillait à cette heure-là, dit-il. «Il est conducteur d?un van scolaire. Il récupérait des enfants.»

Il raconte que son fils et ses trois amis sont victimes d?une vengeance de la famille de leurs accusatrices. Ils ne sont pas en bons termes depuis plusieurs années, dit-il. «Les jumelles sont mes voisines. Leurs parents nous ont accusés de les avoir insultées et nous ont même intenté un procès. Me zizman la ti dan nou faver», explique Aboo. Il précise : «C?est moi qui les poursuis maintenant, pour Rs 500 000 de dommages».

Ce problème a pour origine les plaintes de sa femme, dit Aboo. Elle ne peut supporter de bruit en raison d?une santé précaire. «Comme les deux filles faisaient régulièrement du bruit, je leur ai demandé d?arrêter.» Depuis, dit le sexagénaire, les relations se sont détériorées.

Des proches des autres suspects, également présents au tribunal de Pamplemousses hier, se disent aussi persuadés de leur innocence. Le cousin de Nasseeroodin explique que le suspect «devait se rendre à Curepipe pour fixer des fenêtres en aluminium. Même le client peut en témoigner», déclare-t-il.

Les cinq suspects devront comparaître en cour de Pamplemousses mercredi. Après l?audience d?hier, le vigile Rajiv Singh a participé à une reconstitution des faits. Les jumelles ont elles aussi participé à l?exercice, en la présence d?un photographe et d?un dessinateur de la police ainsi que d?éléments des Scene of crime officers. Les autres suspects, ayant nié, n?y étaient pas.

Le viol allégué remonterait au 6 octobre. Elles n?ont porté plainte à la police que lundi, par peur de représailles.

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