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Un très mauvais signal
Que Globalsport ait son permis d?opération et parvienne, dans la foulée, à donner tort au Mauritius Turf Club en prouvant, chiffres à l?appui, que ?there is no reason why two totalisator operators cannot co-exist in a market which has now reached the sum of Rs 637 million?, ce sera tout à l?honneur de ses principaux promoteurs, qui, à travers leur réussite éventuelle, assureraient alors davantage la pérennité des courses au Champ-de-Mars. C?est tout le mal qu?on leur souhaite avec les derniers développements survenus hier après-midi. Globalsport n?a pas droit à l?erreur et c?est le sport hippique qui en sortira gagnant si la deuxième compagnie de Tote ?will benefit racegoers, punters, the horse-racing industry in general?.
Mais la façon dont le gouvernement a utilisé ses pouvoirs pour faire carrément du chantage à l?organisateur des courses est, à tout point de vue, aberrant et inacceptable. Certes, il est vrai que le gouvernement travailliste a été élu sur la base d?un programme, calqué sur un thème dominant, en l?occurrence la démocratisation de l?économie et que l?arrivée d?une deuxième compagnie de Tote cadre bien avec sa politique, mais ce n?est pas en s?ingérant (un mot désormais à la mode !) dans les affaires internes de la chose hippique en menaçant d?amender le Horse Racing Board Act en cas de résistance du MTC que les travaillistes feront avancer la cause hippique.
Comme le MTC a également mal joué le coup dès le départ en refusant de considérer la demande de Globalsport sans au préalable réclamer une étude de faisabilité à la compagnie en question, le gouvernement, à travers le Horse Racing Board pouvait bien en imposer, mais sans aller jusqu?à ?boycotter?, de façon grotesque, le calendrier provisoire de la saison 2006.
L?industrie hippique mérite sans doute un peu plus de considération, compte tenu des millions de roupies qu?elle rapporte à l?État. Elle ne doit, en aucune manière, devenir un instrument politique aux mains des princes du pouvoir et encore moins un lieu où des comptes politiques sont réglés.
Le gouvernement, de par sa manière de faire ces dernières semaines, envoie désormais un très mauvais signal. L?avenir risque de n?être guère reluisant pour le monde hippique, car les hommes politiques l?ont, semble-t-il, envahi. C?est la démocratisation des courses version travailliste !
On devra, donc, s?attendre à tout à chaque début de saison. Le MTC sait que les rênes lui échappent. En 2007, pour que le calendrier obtienne l?aval du gouvernement, un de ses ministres, par exemple, pourra être imposé à la tête d?une nouvelle écurie?
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