Publicité
Un restaurant saccagé par des noctambules en colère
Par
Partager cet article
Un restaurant saccagé par des noctambules en colère
Ils étaient cinq et ont fait irruption, hier matin, dans le restaurant Zub Express, à Flic-en-Flac. Non pas pour manger mais pour insulter copieusement le gérant. Ils auraient également commencé à tout saccager. Le motif : ils étaient persuadés que l?homme les avait dénoncés à la police et que c?est pour cela que des officiers de la Police de l?environnement leur avaient rendu visite. La police a interpellé une dizaine de personnes.
Eshan Mohoboob, propriétaire et gérant du restaurant Zub Express, explique que des campeurs, au nombre de trente environ, ont fait la fête pendant toute la nuit de samedi à dimanche et ont très mal accueilli l?arrivée de la police de Flic-en-Flac, venue les rappeler à l?ordre. ?Ils ont cru que c?était moi qui avais alerté la police et ont réagi brutalement.?
Eshan Mohoboob raconte que ces campeurs avaient loué un bungalow de trois chambres. La Police de l?environnement, dit-il, leur a rendu visite vers 18 h 30 pour leur demander de ne pas faire de bruit. Eshan Mohoboob, le voisin le plus proche, était aux premières loges et a pu suivre le déroulement des événements. Les campeurs, soutient-il, sont arrivés à bord de deux 4 x 4 et ont commencé à s?amuser en diffusant une musique bruyante qui incommodait tout le quartier.
Eclats de voix et langage fleuri
A un certain moment, la musique s?est arrêtée, précise-t-il, mais c?était pour permettre à des groupes de chanteurs de se faire entendre à l?aide de ravannes et de maravannes. Eclats de voix et hurlements s?ajoutaient au tapage. Sans compter, dit-il, le fait que les uns et les autres s?apostrophaient dans un langage fleuri.
Les derniers clients du Zub Express sont partis à minuit, heure de fermeture de la boîte. Le propriétaire dit alors être allé à l?étage. Mais le bruit, dit-il, n?en a pas pour autant été atténué. ?Ils ne se sont jamais arrêtés. J?ignore si les voisins ont téléphoné ou pas à la police, mais je peux affirmer que moi, je n?ai pas pris mon téléphone. Je n?étais guère intéressé à me brouiller avec qui que ce soit. Mais le lendemain (NdlR : hier matin), vers 6 heures, deux jeeps de la police, avec un fort effectif à bord, sont venues devant le bungalow. On a entendu quelqu?un parmi les campeurs crier : «Lizour osi pas kapav amize aster?» Les policiers sont repartis en emmenant trois personnes.?
Eshan Mohoboob se trouvait, à ce moment-là, dans son restaurant où une dizaine de touristes prenaient leur petit déjeuner. ?Soudain, cinq hommes ont fait irruption dans le restaurant et ont commencé à m?injurier. Ils me reprochaient d?avoir porté plainte contre eux à la police. Il n?y avait rien de rassurant dans l?aspect de ces gens. Ils paraissaient soit saouls soit sous l?effet de la drogue.?
Il aurait alors tenté de leur faire comprendre qu?il n?y était pour rien dans la visite de la police. ?Je leur ai dit que je les comprenais, qu?ils étaient jeunes, qu?ils aiment s?amuser et, donc, de continuer à le faire. Ils ont refusé de me croire et ont commencé à tout saccager à l?intérieur, faisant fuir mes clients, tous des touristes qui ont dû interrompre brutalement leur petit déjeuner. A l?extérieur des groupes qui se sont formés ont commencé à lancer des pierres, mais les vitres épaisses ont pu résister à l?assaut.?
Publicité
Publicité
Les plus récents