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Aariz Neonatal Hope Foundation
Treize jours de vie, une mission d’espoir
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Aariz Neonatal Hope Foundation
Treize jours de vie, une mission d’espoir
Nuzha Auckburally-Dawood, maman d’Aariz, porte aujourd’hui son souvenir à travers la fondation créée en sa mémoire ; La dernière photo d’Aariz avec son père et sa grande sœur, Khaira, prise quelques heures avant qu’il ne soit conduit aux urgences.
Aariz n’aura vécu que 13 jours, mais assez longtemps pour laisser une empreinte indélébile dans la vie de ses parents, Nuzha Auckburally-Dawood et Marwan Dawood, et de sa sœur Khaira, âgée de huit ans. Depuis son décès en novembre 2025 des suites d’une septicémie néonatale, sa famille apprend à vivre avec son absence. Mais pour ses parents, avancer ne signifie pas oublier. Au contraire. Ils ont choisi de faire vivre son prénom autrement, en venant en aide à ceux qui en ont besoin. C’est ainsi qu’est née, en 2026, l’Aariz Neonatal Hope Foundation.
Nuzha Auckburally-Dawood, directrice de compagnie, et son époux, Marwan, qui travaille dans la communication d’entreprises, sont très attachés à leur famille. Avant l’arrivée d’Aariz, ils étaient déjà parents d’une petite fille, Khaira, et la naissance de ce dernier leur avait apporté «énormément de bonheur». Ils imaginaient déjà les deux enfants grandir ensemble, partager leurs jeux, leurs premières expériences et les petits moments qui construisent une vie de famille. Mais ces projets se sont arrêtés brutalement.
«Aariz était notre petit garçon. Il n’aura vécu que 13 jours, mais ces 13 jours ont changé notre vie pour toujours», confie Nuzha. Comme maman, dit-elle, il est difficile de trouver les mots pour parler d’un enfant que l’on a porté, attendu et aimé, mais que l’on n’aura pas la chance de voir grandir. Elle ne pourra pas entendre ses premiers mots, le voir faire ses premiers pas ou découvrir la personne qu’il serait devenu. Pourtant, la courte durée de sa vie ne diminue en rien l’importance qu’il avait dans leur famille. «Il était notre fils, le petit frère de Khaira. Il était attendu, aimé, et sa vie comptait», souligne-t-elle.
Apprendre à vivre avec l’absence
La perte d’un enfant bouleverse tout, jusqu’aux choses les plus simples du quotidien. Pour Nuzha et Marwan, le deuil n’est pas un chemin linéaire. Certains jours sont plus supportables que d’autres. Un souvenir peut faire sourire, puis faire ressurgir les larmes. Au milieu de cette douleur, ils doivent également accompagner Khaira, qui a perdu son petit frère alors qu’elle n’avait que sept ans.
Ses parents essaient de la laisser exprimer ses émotions, de répondre à ses questions et surtout de parler librement d’Aariz. «Nous voulons qu’elle sache qu’elle n’a pas à cacher sa tristesse et que son frère aura toujours sa place dans notre famille», explique Nuzha. Pour le couple, il est également important que les autres n’aient pas peur de prononcer le prénom d’Aariz. «Entendre le prénom d’Aariz n’est pas ce qui crée la douleur. Elle est déjà là. Se souvenir de lui est une manière de le garder près de nous», confie sa mère.
Transformer la douleur en action
C’est dans cette volonté de garder leur fils près d’eux que la fondation a vu le jour. Après la perte d’Aariz, Nuzha dit s’être retrouvée avec «tant d’amour», mais sans pouvoir le lui donner de la manière dont elle l’avait imaginée. Avec Marwan, elle a alors choisi de transformer cet amour en quelque chose qui pourrait aider d’autres personnes. La fondation a ainsi pour mission de soutenir les enfants et les familles, de sensibiliser à la santé néonatale, notamment à la septicémie néonatale, et de mettre en place des initiatives solidaires au sein de la communauté.
La septicémie néonatale est une infection grave qui survient chez un nouveau-né au cours de ses 28 premiers jours de vie. Elle peut être causée par des bactéries, des virus ou des champignons. Un diagnostic et une prise en charge rapides sont essentiels afin de réduire les risques de complications graves et de décès. Pour Nuzha et Marwan, sensibiliser à cette question est devenu une priorité. Ils souhaitent notamment contribuer à mieux informer les parents sur les signes d’alerte et sur l’importance de consulter rapidement un professionnel de santé.
Un premier geste à M-Kids
Pour marquer le lancement officiel de la fondation, le lundi 7 septembre 2026, le couple n’a pas choisi un grand événement protocolaire. Leur première action a été volontairement simple : offrir un dîner aux enfants de M-Kids Mission, à Pailles. «Nous voulions que la première activité de la fondation soit simple, sincère et centrée sur les enfants», explique Nuzha. Partager un repas, voir les enfants profiter de ce moment et passer du temps avec eux représentait beaucoup pour le couple. Cette soirée a également marqué une première étape concrète dans leur engagement. «Nous ne parlions plus seulement de ce que nous espérons accomplir : nous faisions ce premier pas», souligne-t-elle.
Une fondation tournée vers l’avenir
La fondation remercie M-Kids Mission, ainsi que les sponsors, bénévoles, proches et partenaires ayant contribué à cette première initiative. Elle souhaite désormais poursuivre son développement à travers des actions communautaires, des campagnes de sensibilisation et des collaborations avec des professionnels de santé et des organisations compétentes. Le couple souhaite également explorer différentes façons d’accompagner des familles confrontées à des expériences néonatales difficiles, notamment des parents ayant perdu un bébé.
Un don de sang est notamment envisagé en octobre, dans le cadre de la Journée internationale du deuil périnatal, sous réserve des arrangements nécessaires avec les organisations concernées. L’ambition de Nuzha et Marwan n’est toutefois pas de multiplier les événements, mais d’avoir un impact réel. «Notre ambition ne se mesure pas au nombre d’événements que nous organiserons, mais à notre capacité à apporter une aide véritable aux personnes qui en ont besoin», affirme Nuzha.
Pour elle, la perte d’un bébé ne devrait jamais être minimisée en raison de la courte durée de sa vie. Derrière cette perte, il y a des rêves, des projets, un prénom, des souvenirs et tout un avenir imaginé par les parents. La fondation n’efface pas la douleur et n’a pas vocation à le faire. Elle donne simplement aux parents une manière d’avancer avec leur fils, en faisant de sa mémoire une source d’espoir.
Et si, un jour, une famille se sent moins seule grâce à l’une de leurs actions, si un parent est mieux informé sur la septicémie néonatale ou si un enfant reçoit le soutien dont il a besoin, alors les 13 jours d’Aariz auront contribué à créer quelque chose de significatif. «Nous ne pouvons pas changer l’histoire d’Aariz. Mais en son nom, nous espérons pouvoir contribuer à changer celle de quelqu’un d’autre.»
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