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Un plan pour remplacer le sucre

21 août 2007, 20:00

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Un plan pour remplacer le sucre

Les plantes sont pleines de promesses. C?est d?ailleurs pour cela que la culture de plantes dites ?prometteuses? fait partie de la stratégie nationale non-sucre, initiée dans le cadre de la réforme sucrière. Le ministère de l?Agriculture a présenté un plan intitulé ?Strategic Options in Crop Diversification and Livestock Sector (2007 ? 2015)? hier. C?était à l?occasion d?un atelier de travail au Rajiv Gandhi Science Centre. Les divers partenaires du secteur agricole participaient à cet atelier. ?Nous avons déjà une Multi Annual Adaptation Strategy 2006 ? 2015 pour le secteur sucre. Ayant complété cet exercice, nous nous embarquons sur une stratégie pour la diversification vivrière et le secteur du bétail sur la même ligne temps?, explique Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie. Il est prévu que 5 000 hectares de terres qui ne sont pas aptes à la culture de la canne soient utilisés pour d?autres cultures et pour l?élevage.

Parmi les diverses stratégies énoncées, la culture de ?plantes prometteuses? a été mise en avant. De telles plantes incluent les herbes aromatiques, le pitaya, la banane ou encore l?aloe vera. Selon le plan stratégique, l?importation actuelle de gel à base d?aloe vera est estimée à 25 tonnes par an, pour un montant de Rs1 million. ?Une augmentation dans la demande du gel à base d?aloe vera est anticipée et peut atteindre 300 tonnes d?ici 2015, particulièrement si le produit est développé sur une échelle agro-industrielle avec les mesures d?accompagnement nécessaires?, souligne le plan stratégique.

La culture de bananes, qui se fait déjà est aussi un créneau que les planteurs exploitent. Ils estiment que l?exportation de banane verte représente un grand potentiel, notamment vers les communautés comoriennes de la région qui en consomment en grande quantité.

?L?Avec le fruit à pain nous pouvons facilement arriver à exporter 200 tonnes par avion. Ce sera encore plus facile avec l?arrivée de nouvelles lignes aériennes et les vols additionnels. Actuellement nous n?exportons que 50 à 100 tonnes annuellement. ?

Du côté des entrepreneurs, le créneau des nouvelles cultures intéresse. ?Les promising crops sont nombreux. Par exemple, il y a plusieurs produits qui ont presque disparus comme le ?C?ur Demoiselle? qui est un fruit rouge qu?on utilise pour faire les achards?, affirme Danesswar Sarjua, directeur de la Conserverie Sarjua Internationale. Cet opérateur qui exporte des achards depuis 1983, réalise aussi le potentiel de plusieurs autres cultures.

Certains produits peuvent être exportés sans transformation ou traitement préalable. Le fruit à pain en est un exemple. ?Avec le fruit à pain nous pouvons facilement arriver à exporter 200 tonnes par avion. Ce sera encore plus facile avec l?arrivée de nouvelles lignes aériennes et les vols additionnels. Actuellement nous n?exportons que 50 à 100 tonnes annuellement. Nous sommes en position de faire des offres de qualité sur le marché avec le fruit à pin?, soutient Danesswar Sarjua.

D?autres fruits qui nécessitent une transformation représentent aussi un potentiel non-négligeable. ?Le bilimbi long a un marché qui est en train de grandir en termes d?achards?, explique Danesswar Sarjua.

Les petits planteurs et entrepreneurs sont particulièrement visés avec le concept de ?plantes prometteuses? car elles ont une valeur ajoutée importante. Certains petits entrepreneurs ont dejà innové. ?Moi je produis des ?loofas? de bain qui sont faits avec une plante, cousine du ?pipengaille?, explique Abdulah Auleear, directeur de Loofah Enterprise. Ce planteur à la retraite souhaite maintenant se lancer dans l?exploitation de jus de ?noni?, connu pour ses vertus médicinales. Actuellement ce jus, qui est principalement importé de Tahiti, se vend aux alentours de Rs1800 le litre.

Le plan stratégique souligne aussi que des capitaux seront requis afin de développer le créneau des ?promising crops?. Ainsi, selon ce plan, l?exploitation visée de l?aloe vera aura besoin d'un budget de Rs 6,382,500, ainsi que de mesures de support de la part de différentes institutions telles que l?AREU (Agricultural Research and Extension Unit).

<B>Arvin Boolell parle des coûts grimpants de l?alimentation</B>

■ Durant son intervention à cet atelier de travail, Arvin Boolell a mis en exergue les coûts des produits alimentaires. ?Maurice, en tant que pays importateur de nourriture n?a d?autre choix que de supporter les conséquences des prix internationaux qui montent en flèche, des coûts du fret qui augmentent, et des fluctuations du taux de change. Tout le monde reconnaît que l?ère de la nourriture bon marché est terminée?, affirme-t-il. L?importation mauricienne de produits alimentaires se chiffre actuellement à Rs 12 milliards. Le ministre de l?Agro-industrie encourage donc une stratégie qui vise l?autosuffisance et qui consiste à augmenter la production locale autant que possible.

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