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Un pacte de croissance de 120 milliards pour la zone euro
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Un pacte de croissance de 120 milliards pour la zone euro
Les dirigeants des 27, réunis en sommet jeudi 28 juin à Bruxelles, ont approuvé un "pacte pour la croissance" d''''un montant de 120 milliards d''euros, a annoncé le président de l''Union européenne, Herman Van Rompuy.
Les dirigeants de la zone euro ont enfin trouvé un terrain d''accord. Ils ont conclu un accord surprise dans la nuit du jeudi 28 juin pour tenter d''aider l''Italie et l''Espagne à calmer les marchés, et injecter 120 milliards d''euros pour relancer l''économie européenne. Ces mesures de stabilisation financière se heurtaient jusqu''ici à l''opposition de plusieurs pays, en particulier l''Allemagne. 
Ce pacte de croissance était cher au président français François Hollande, qui en avait fait un thème de campagne. De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel avait besoin que ce pacte soit signé  pour obtenir les voix de l''opposition SPD et verte ce vendredi ( 29 juin)  lors du vote sur le pacte de discipline budgétaire au Bundestag. Le pacte de croissance passe par une augmentation de la capacité de prêt de la Banque européenne d''investissement (BEI) de 60 milliards, 55 autres milliards venant de la réaffectation de fonds structurels non utilisés, et 5 milliards de "project bonds" lancés "à l''été" pour financer des infrastructures de transport et d''énergie. 
Un message fort aux marchés financiers
A plus long terme, Herman Van Rompuy a annoncé que les dirigeants de la zone euro avaient donné leur feu vert à une feuille de route dans le but de renforcer l''union économique et monétaire. Ce renforcement s''appuierait sur "quatre piliers": un cadre financier, un cadre budgétaire, un cadre en matière de politique économique et un renforcement du contrôle démocratique.
De premières propositions en ce sens seront présentées en octobre, a-t-il dit. L''euro a nettement rebondi vendredi à Tokyo immédiatement après les annonces de la zone euro. 
Un accouchement dans la douleur
Le président de l''UE Herman Van Rompuy a annoncé la mise en place d''ici la fin de l''année d''un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, via les fonds de secours FESF et MES. Il s''agissait d''une demande forte de l''Espagne, qui cherchait à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n''alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable.
La zone euro est également prête à faire un usage plus "souple" des fonds de secours afin de "rassurer les marchés et d''obtenir de la stabilité sur les obligations souveraines de ses membres", a expliqué Herman Van Rompuy, une façon d''indiquer que le FESF et le MES pourraient acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés, ce dont l''Italie pourrait avoir besoin pour venir à bout de ses difficultés. 
L''Allemagne s''était jusqu''ici farouchement opposée au type de mesures finalement adoptées. Pour obtenir gain de cause, l''Italie et l''Espagne n''ont pas hésité à se lancer dans un bras de fer avec leurs partenaires: alors qu''un pacte de croissance européen d''un montant de 120 milliards d''euros était quasiment bouclé au niveau des 27 membres de l''Union européenne dans la soirée, les deux pays ont conditionné leur accord final à la mise en place de mesures de court terme pour leur venir en aide. Selon un diplomate, Herman Van Rompuy s''est même emporté, surpris par la position des deux pays. 
(Sources : L’EXPRESS.fr & AFP)
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