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Un monde de rêve
“Les grandes œuvres appartiennent à ceux qui osent penser, parler et agir différemment, à ceux qui osent donner réalité à leurs rêves.” Cette réflexion de la Social Cultural Arts and Self Academy (SCAS) à Surinam, mille fois entendue est restée ancrée dans la mémoire de Sandra Isidore, Navini Samynaden, Charleen Koorousamy et Honeesha Sreepaul. Elles font partie, depuis leur tendre enfance, de cette académie.
Cette profession de foi sera vérifiée vendredi, à 19 heures, à la municipalité de Quatre-Bornes pendant le spectacle Salut l’Artiste, dans lequel elles vont évoluer avec d’autres artistes.
“Ce spectacle qui s’apprécie en famille mettra en valeur des petits anges qui vous transporteront dans un monde de rêve”, dit Barlène Saminaden, un des responsables de la SCAS pour inciter le public à s’y rendre. Les quatre filles ont appris la danse lorsqu’elles n’avaient que 10 ans.
En effet, c’est à cet âge que la SCAS permet à ses jeunes adhérents de toucher à tout pour un travail de dépistage avant de se spécialiser dans une sphère où leurs aptitudes auront été répertoriées. Ils apprennent la musique, la danse, l’art dramatique et la pratique du sport.
Le projet éducatif ideal</B>
“J’ai toujours aimé la danse. Je ne pouvais m’empêcher de faire quelques pas à chaque fois que j’entendais une note de musique”, confie Honeesha Sreepaul, étudiante au collège Hindu Girls. Ses trois camarades ont découvert avec elle le Bharat Nathyam. “Nous nous abreuvons à la même source. C’est normal que nous ayons la même passion”, ajoute Sandra.
Au fil des années, lorsqu’elles commencent à donner le meilleur d’elles-mêmes, cela n’échappe pas à Sandeep Binjee et à Anna Patten, de l’Art Academy, qui leur donnent des cours de danse.
Encouragées, les quatre jeunes danseuses tentent une première expérience au niveau national malgré les contraintes scolaires. Elles s’inscrivent au concours Ti Mambo, organisé par la Mauritius Broadcasting Corporation pour inciter les jeunes artistes à faire découvrir leurs talents.
Elles obtiennent le deuxième prix. “C’était un exploit. C’était la preuve que nous n’avions pas perdu notre temps avec notre projet éducatif qui met l’accent sur le développement intégral pour permettre aux jeunes de donner la pleine mesure de leur savoir-faire.”
Ayant franchi cette étape, la direction de la SCAS veut faire profiter l’expérience vécue par les quatre danseuses aux plus jeunes du groupe. “Nous sommes heureuses que la direction nous ait fait confiance. Car l’expérience est concluante à chaque fois qu’on les rencontre pour des répétitions trois fois la semaine”, explique Navini.
LA SCAS ACADEMY
<B>“School is not enough”</B>
■ En l’an 2000, les étudiants de la cuvée 1995, 1996 et 1999 du village de Surinam se regroupent avec leurs animateurs pour une réflexion plus poussée sur la société mauricienne et pour valoriser les jeunes dans le monde artistique.
Ils publient un document intitulé : “School is not enough.”
C’est ainsi que naît la SCAS. Les premiers résultats ne tardent pas à arriver. En 2001, la SCAS est championne nationale de théâtre en créole. En 2001, elle décroche le prix spécial du jury en langue française. Les premières difficultés surgissent quelques années plus tard, lorsque les contraintes scolaires prennent le dessus. En 2002 elle se dote de nouvelles structures et fonctionne comme une école de formation.
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