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Un Mauricien poursuit la CIA de l’Oncle Sam
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Un Mauricien poursuit la CIA de l’Oncle Sam
Un Mauricien, établi aux Etats-Unis, agent de la Central Intelligence Agency (CIA) à Maurice, réclame des dommages et intérêts de 219 000 dollars (Rs 1,3 million de 1979 et Rs 5,7 millions de 2004), pour rupture de contrat. Ce procès défraye la chronique dans l’Etat de Virginie. Il accuse la CIA de n’avoir pas remboursé les frais encourus par lui à Maurice. Il s’agit de M. Hamza Simrick, un quinquagénaire, établi aux USA dans les années 1960 et qui créa localement, en 1976, une fabrique de cravates. Son atelier était situé au n° 2 de la rue Condé, à Port-Louis, à l’étage de l’immeuble occupé par Relaxmaster. Il fut ensuite transféré à la rue Royale, à Port-Louis. Le capital souscrit fut de Rs 100 000. L’objectif initial consistait en la confection de cravates, de foulards, de fichus. Mais c’était fichu d’avance. Trois mois après, Baron Ltd, la fabrique de cravates, fermait ses portes et Simrick repartait pour l’Amérique.
Selon sa plainte devant la justice de l’Etat de Virginie, il accuse l’Etat américain de l’avoir incité à créer une fabrique de cravates pour servir de couverture à des rencontres d’agents de la CIA opérant à Maurice. Il accuse la CIA de n’avoir pas acheté sa production initiale de cravates comme convenu par contrat. Ultérieurement Simrick niera être un agent de la CIA mais sans parvenir à expliquer pourquoi il réclame à cette agence d’espionnage des dommages et intérêts.
Des sources travaillistes allèguent qu’il a en vain essayé d’obtenir un ticket dans le Nord, avant les élections du 20 décembre 1976. Il n’a pas plus de chance avec le MMM à qui il propose, mais toujours en vain, ses services comme consultant en politique internationale. Il est un passionné de tennis et fréquente assidûment le Gymkhana de Vacoas.
Pendant ce temps, le gouvernement décide, avec l’aide de 200 membres de la SMF et de la Riot Unit, de 50 véhicules, de deux hélicoptères, de mettre fin à la mutinerie à la prison centrale de Beau-Bassin. “Depuis 7 heures a.m., 1er septembre 1979, on entend voler une mouche à la prison”, se vante un gradé des services pénitentiaires. L’opération éclair est un succès total. Elle a lieu entre 5h45 et 6h15. Elle est rapide et efficiente et ne dure qu’un clin d’œil. La plupart des criminels endurcis sont de nouveau sous les verrous. On commence à parler de la nécessité d’aménager la Bastille, ancienne prison militaire à Phoenix, en quartier de haute sécurité pour les prisonniers les plus dangereux.
La situation n’est pas aussi simple pour le gouvernement du côté de la Vacoas Transport (VTC). La direction dans un premier temps et les actionnaires ensuite ne se gênent pas pour lui dire : “Prenez charge entièrement et immédiatement de notre compagnie.” Ils ne veulent pas entendre parler de “caretaker management”. L’UBIW est invitée à la réunion GM-VTC. Jimmy Gobin, qui effectue sa rentrée après une absence prolongée et mystérieuse, exige que ce syndicat soit représenté par Bérenger et lui-même mais sans obtenir satisfaction. Jimmy et Paul ne sont pas au bout de leurs peines car un mini-coup d’Etat éclate au sein de l’UBIW. Une aile dissidente, menée par Suresh Beeneeparsad, lâche la GWF pour négocier directement avec le gouvernement travailliste. Une réunion a lieu le 4 septembre 1979 à 10 heures au temple Tulsi Bhawan de Solférino. La contestation est consommée. Quelque 500 travailleurs délèguent cinq d’entre eux pour accompagner Beeneeparsad chez Ramgoolam et chez Yousouf Mohamed. Le vice-président Goolfee de l’UBIW tente de défendre son syndicat. L’incapacité de l’UBIW d’aider financièrement les travailleurs licenciés est alors évoquée.
Le transport en commun par autobus, sur la ligne n° 3 Vacoas-Port Louis et à l’Est, en raison de la fermeture des compagnies Flacq Long Mountain Bus Service et Moka Flacq Transport, devient chaotique. La décision de la Vacoas Transport de mettre en vente quatre autobus exaspère le gouvernement qui conserve l’espoir que Sookdeo Issur, ses collaborateurs et ses principaux actionnaires reviendront sur leur décision de fermer la VTC.
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