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Un marchand de «kebab» interdit d?opérer

21 avril 2007, 00:00

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Le 4 avril, quelque vingt personnes (des employées du Grand-Port District Council pour la plupart) ont dû être admises à l?hôpital de Rose-Belle ou en clinique après avoir consommé des kebab. Cela à la suite d?une intoxication que d?aucuns attribuent à la viande, ou encore à la mayonnaise, alors que d?autres parlent du marchand comme d?un «carrier of disease». La Santé a émis un prohibition order contre lui.

Face à cette situation, le marchand a préféré ne pas faire de commentaires, suivant ainsi les conseils de son avocat. Cet habitant du sud du pays s?est contenté de lâcher que : «Mo mem mo enn viktim dan zistoir la.» Il n?en est pas moins que la Santé l?a dans le collimateur. Et selon un chef inspecteur de l?hygiène du district de Grand-Port-Savanne, il «n?a pas le droit de préparer des kebab pour le moment».

En effet, un haut fonctionnaire de la Santé laisse entendre que ce cas d?intoxication aurait résulté d?un manque d?hygiène personnelle du marchand. Au département de la santé de Rose-Belle, on explique ainsi que «comme le marchand serait un carrier of disease, des ingrédients auraient été contaminés à son contact».

Par ailleurs, des inspecteurs de l?hygiène sont allés chez le marchand pour saisir la viande utilisée pour préparer le shawarma ou kebab afin de l?envoyer dans un laboratoire pour des analyses. Il semblerait, selon une autre source, que la mayonnaise utilisée aurait aussi pu provoquer l?intoxication. Cela parce qu?«elle a été mal conservée».

«On ne peut pas connaître exactement les causes de ce type d?intoxication, il faut appliquer le Food Act», déclare le président du Grand-Port District Council, Ramesh Basenoo. «Mon conseil et moi sommes en train de mettre en place une équipe qui sera plus vigilante et stricte sur les normes d?hygiène à respecter concernant l?alimentation», poursuit-il.

Il dit, en outre, espérer qu?avec la coopération de la Santé, des inspecteurs sanitaires et de la police, il pourra mettre en place «une campagne de sensibilisation et un travail de coordination» afin de sensibiliser le public à la nécessité d?appliquer le Food Act. «Il faut dénoncer ceux qui n?appliquent pas le Food Act. Il faut aussi garder en tête qu?un manque d?hygiène et une mauvaise alimentation peuvent provoquer des maladies.» Les personnes hospitalisées n?ont «rien eu de grave». Mais il ne faut pas attendre un tel cas de figure pour agir.

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