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Un homme soupçonné du meurtre de son épouse obtient l?acquittement

17 juillet 2005, 20:00

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La police l?a arrêté pour le meurtre de sa femme en 2001. Depuis, Dhiraj Bijlah n?a cessé de clamer son innocence, arguant n?avoir pas donné de déposition volontairement et avoir été agressé par des membres de la Criminal Investigation Division (CID) La magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen, siégeant en cour intermédiaire, a tranché en faveur du suspect.

L?accusation, souligne la magistrate, n?a pu prouver la culpabilité du mari. Il a été établi que celui-ci n?a pas donné ses dépositions volontairement. L?assistant surintendant Clifford Parsad a expliqué s?être rendu sur les lieux du crime le 30 mai 2000 à St-Pierre. Il aurait alors vu le cadavre de Shakuntala Mohith.

L?autopsie devait révéler que la cause du décès était la strangulation. Or, déclare le suspect, il vit séparé de son épouse depuis 1999 et s?est mis en concubinage avec une autre femme à Quartier-Militaire.

Au cours de sa déposition, le chef inspecteur Daniel Monvoisin a, pour sa part, expliqué avoir rencontré Dhiraj Bijlah à la prison à la suite d?une lettre que ce dernier lui a adressée. Il pourrait, dit-il, avoir confié au prévenu que le rapport du test ADN ne l?impliquait pas dans le crime.

Le suspect affirme, en tout cas, qu?il y a eu abus lors de son arrestation. Le 20 juin 2001, vers 12 h 30, raconte-t-il, la police est venue chez lui et lui a demandé de consigner une déposition concernant un vol sur son lieu de travail. Il allègue, en outre, que les membres de la CID l?ont agressé. Et la police ne lui aurait pas dit qu?il pouvait retenir les services d?un homme de loi. Il soutient également que la police l?a contraint à signer une déposition sans que celle-ci lui eut été lue au préalable.

Transporté sur les lieux du crime, c?est la police qui, affirme-t-il, lui a dit où se tenir pour prendre les diférentes photos. Il souligne aussi n?avoir pas indiqué volontairement aucun endroit. Ainsi, dit-il, il a déposé une plainte à la Commission des droits de l?homme.

La magistrate constate qu?il n?y a aucun témoin oculaire du crime et que les empreintes digitales prélevées sur les lieux du crime ne correspondent pas à celles du prévenu. Elle lui a donc accordé le bénéfice du doute. Dhiraj Bijlah était défendu par Me Sookdeo Nathoo et Me Narrainen, avoué.

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