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Un grand budget contre le sida

19 septembre 2007, 20:00

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La lutte contre le sida est de mise à Tolagnaro. La communication autour de ce problème devra s?orienter vers une adéquation des actions de sensibilisation aux populations cibles.

La société Qit Minerals Madagascar (QMM) prête main- forte au Comité national de lutte contre le sida (CNLS) pour mobiliser la lutte contre le sida. Un budget de 600 millions d?ariary a été alloué jusqu?à maintenant à ce projet par les différents partenaires de cette lutte.

QMM a lancé au début de ses activités une promotion de dépistage volontaire. Une campagne d?information éducation et communication (IEC) est également mise en place avec un spécialiste, en partenariat avec Sos Clinique qui a, pour la cause, formé quatre pairs éducateurs. Une campagne de sensibilisation est effectuée une fois par semaine auprès de tous les employés des contractants de QMM.

<B>Changement de comportement</B>

La société minière a également été à l?origine de l?intégration de la ville de Tolagnaro dans la liste des zones prioritaires du CNLS. Les interventions de la société étaient alors menées auprès du ministère de la Santé et du secrétariat exécutif du CNLS, ainsi qu?auprès des autres bailleurs de fonds : l?Usaid et l?Alliance Global pour le développement de l?Anosy. Plusieurs partenariats sont aujourd?hui en cours entre QMM et les acteurs de la lutte contre le Sida.

Mais, ?une bonne communication pour un changement de comportement est aujourd?hui le meilleur remède contre cette maladie?, affirme un technicien du ministère de la Santé. Le CNLS dépense des centaines de millions de dollars pour sensibiliser les Malgaches dans ce sens. Les autres partenaires de la lutte en font autant pour essayer de limiter la propagation de cette maladie. Top Réseau et autre Santé Net figurent parmi les grands projets de l?Administration. Le sida reste un problème de comportement à Madagascar, et comme n?importe où dans le monde, sa prolifération repose sur des problèmes comportementaux.

Si les efforts de sensibilisation sont plus ou moins efficaces pour les Malgaches, la différence culturelle rend le procédé relativement inapproprié pour les étrangers. Le cas de Tolagnaro avec les centaines d?ouvriers et techniciens expatriés illustre bien cette situation.

<B>Doda Andrianantenaina © L?Express de Madagascar</B>

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