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Un garçonnet abusé sexuellement par son beau-père

4 septembre 2008, 20:00

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Témoin oculaire de l?agression sexuelle de son fils de six ans, une femme hésite à porter plainte. Ce jour-là, elle a pourtant conduit l?enfant à l?hôpital Jeetoo pour des soins. Le même jour et après l?examen et les conclusions de sodomie, elle a expliqué avec réticence que l?agresseur n?était autre que son mari et le beau-père de son fils.

Le médecin traitant a ensuite alerté le poste de police de Pope-Henessy après avoir admis la victime à l?hôpital. C?est un officier du poste de Pope-Hennessy qui a consigné la déposition en se basant sur le rapport de l?examen médical effectué à l?hôpital Jeetoo. Actuellement, la victime et sa mère bénéficient du conseil des psychologues de la Child Development Unit.

Le beau-père a déjà été interrogé par la brigade des mineurs mais aucune charge provisoire n?a pu être retenue contre lui compte tenu de l?indécision de sa femme quant à d?éventuelles poursuites au criminel.

Selon les premiers renseignements, le couple est marié depuis un an. Mercredi après-midi, alors que la jeune femme rentrait à la maison, son mari et son fils se trouvaient dans la chambre. En entendant son enfant résister à son mari, elle a cru que celui-ci lui donnait la fessée. Ce n?est qu?en s?approchant qu?elle aurait surpris son mari sodomisant son fils.

<B>La mère se rétracte</B>

Son époux aurait alors quitté la chambre en hâte tandis que la mère s?est occupée de son enfant qui se plaignait «d?avoir mal». Elle l?a ensuite conduit à l?hôpital.

Si la mère a tout raconté aux policiers, elle s?est rétractée au moment de déposer formellement pour incriminer son mari. Elle veut, a-t-elle dit, «régler cette affaire en famille». Selon elle, son mari a déjà pris l?engagement de trouver un autre endroit où habiter d?ici samedi. Il lui aurait aussi fait savoir qu?il va faire une demande de divorce le plus tôt possible.

La police attend la décision de la jeune femme pour décider de la marche à suivre. Toutefois dans les milieux proches des enquêteurs on laisse entendre que même si la mère maintient sa position de ne pas aller de l?avant, la police peut toujours poursuivre le suspect.

«La police peut aussi poursuivre la mère pour complicité. Il y a déjà eu des cas dans le passé où ceux qui ont choisi de se taire ont été poursuivis pour complicité. Surtout s?il y a des preuves médicales qui confirment l?agression», explique un ancien haut gradé de la police.

Notre interlocuteur ajoute toutefois que le témoignage de la mère en tant que témoin oculaire de l?agression sexuelle, «vaut tout son pesant d?or».

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