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Un forum pour défendre les exportations

20 octobre 2004, 20:00

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Les préparatifs s?accélèrent pour le sommet des Nations unies sur les petits Etats insulaires en développement. Il se tiendra à Maurice durant la première quinzaine de janvier 2005.

Le Premier ministre, Paul Bérenger, présidera lundi une réunion du comité organisateur de cette manifestation internationale, connue comme la conférence sur les Small Islands Developing States. Le rythme de travail de ce comité s?est accentué. Il se rencontre mensuellement, alors qu?auparavant, les réunions avaient lieu chaque deux mois.

Le comité supervise deux aspects de la conférence : la logistique et l?organisation, d?une part, et l?agenda des discussions d?autre part.

Au niveau de l?agenda, Maurice est responsable de la préparation du dossier commercial qui sera discuté lors de la conférence. Les autorités comptent sur ce forum pour tenter de défendre les intérêts du pays en matière d?exportations.

Globalement, l?objectif est d?influencer les négociations commerciales au niveau multilatéral et obtenir un traitement spécial pour les petites économies insulaires comme Maurice.

Un des moyens d?y parvenir est d?obtenir, à l?issue de la conférence, une déclaration politique. Celle-ci demanderait à l?Organisation mondiale du commerce (OMC) d?accorder une considération spéciale aux petites économies insulaires dans l?élaboration de son programme de travail sur les pays en développement.

Même si la conférence sur les petites économies insulaires n?émane pas de l?OMC, la déclaration qui en sortira aura une portée importante. D?autant plus qu?elle est organisée par les Nations unies.

Cette déclaration renforcera la position des petites économies lors de la reprise des négociations à Genève sur le cycle de Doha, l?an prochain. Ces discussions doivent être bouclées avant la prochaine réunion ministérielle de l?OMC. Elle se tiendra du 13 au 18 décembre à Hong Kong.

Pour les spécialistes de la question, la carte des petites économies pourrait être la meilleure à jouer pour protéger les intérêts du pays, par exemple, sur le dossier sucre.

?Nos partenaires, comme l?Union européenne, trouvent difficile d?accorder des préférences pour l?ensemble des pays en développement. Mais pour le petit groupe des petites économies insulaires ce serait peut-être plus facile?, estime un responsable.

Il fait ressortir que le groupe des pays les moins avancés avaient obtenu des préférences spéciales de l?Union européenne sur le sucre et le textile, entre autres, après que l?OMC eut décidé qu?il fallait faire quelque chose pour les pays les plus pauvres. C?est le même type de scénario qu?on espère pour les petites économies insulaires.

Lors des réunions de préparation de la conférence sur les petites économies insulaires, à New York, les pays développés, Etats-Unis en tête, ne voulaient pas que le commerce figure à l?agenda. Ils arguaient que cette conférence devait se cantonner à l?environnement puisque le but principal est de faire le suivi de la réunion des Barbades.

Les pays concernés ont fait ressortir que la réunion des Barbades date de dix ans et qu?entre-temps les priorités ont évolué. Sans commerce, pas de développement économique et pas de protection de l?environnement.

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