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Un formidable défi
La Grande Odyssée est en effet la première course de traîneaux longue distance à se disputer en France depuis près de dix ans. Un projet fou à l?initiative de Nicolas Vanier qui voulait faire découvrir au grand public ce sport qui reste méconnu en Europe. A 41 ans, l?organisateur promet une aventure exceptionnelle et difficile aux 21 concurrents inscrits.
Bien plus qu?une aventure. La Grande Odyssée qui s?est élancée hier du domaine des Portes du Soleil pour s?achever le 19 janvier à Val-Cenis promet un fabuleux spectacle. Habituées à se courir en Alaska, ces grandes courses de chiens de traîneaux vont pour la première fois se dérouler en France depuis l?Alpirod en 1995. Et pour ceux qui pensent que les conditions de course dans les Alpes n?auront rien à voir avec celles du grand Nord, l?organisateur de la course, Nicolas Vanier, répond sans détour : « Cela va être la course la plus difficile au monde! »
Ce sont en effet plus de mille kilomètres à travers les Alpes qui vont être parcourus par les mushers et leur attelage. En tout, ce sont vingt-et-un concurrents qui prendront le départ avec un maximum de quatorze chiens chacun. Un attelage se compose de huit à dix chiens, pour les chiens remplaçants, ils doivent être transportés sur le traîneau durant la course. La moitié des mushers de la Grande Odyssée viennent d?Amérique du Nord. Pour le reste, on compte des Français, des Suisses, des Italiens ou encore des Russes. Tous les mushers sont des professionnels confirmés habitués à de telles virées à travers les paysages enneigés.
25 000 mètres de dénivelés positifs !
Et au vu des difficultés que réservent la Grande Odyssée, mieux vaut bien connaître la discipline. Les compétiteurs vont en effet parcourir les mille kilomètres de la course en totale autonomie. Une course longue distance à l?image des légendaires traversées du Yukon ou de l?Alaska. Un parcours à l?itinéraire bien différent que celui que les mushers ont l?habitude de fréquenter dans le grand Nord. Les pistes empruntées, qui sont habituellement en Alaska de longues étendues plates, proposent dans les Alpes un profil plus montagneux, varié et avec des dénivelés inhabituels. Au final, ce sont plus de 25 000 mètres de dénivelés positifs que vont devoir avaler les huskies!
Des chiens qui sont de véritables athlètes. Dès l?âge d?un an, ils font leurs premiers pas dans la meute sur les neiges de Sibérie ou de l?Alaska. Et si les mushers tiennent un rôle d?importance dans la course, les chiens de traîneaux, qui atteignent leur plein potentiel entre 3 et 6 ans, sont de véritables marathoniens des neiges. Ces huskies sont capables de couvrir 250 kilomètres en vingt-quatre heures. Nul doute que la traversée des Alpes par des températures négatives ne les effraient pas. Ce sont bien les seuls...
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