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Un exemple à suivre?

21 juillet 2006, 00:00

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Pari tenu pour Jean-Noël Cerdor, un candidat battu aux élections villageoises à Albion. Il avait professé pendant la campagne électorale qu?il fallait transformer les terrains vagues en potagers pour d?une part, éliminer le problème des terrains en friche, et d?autre part, créer de l?emploi pour les chômeurs. Pratiquement 8 mois après les élections, Jean-Noël prouve qu?il n?a pas parlé... vaguement.

En effet, il a converti, avec l?aide de deux amis, Chan Sicharam et Gilbert Salon, un terrain à coté de sa maison en plantation de tomates et ils font déjà de bonnes récoltes. Ces trois hommes ont tout simplement voulu montrer la voie aux habitants et prouver ce que l?on peut faire d?un terrain vague. Jean-Noël obtient l?autorisation du propriétaire d?un terrain pour entretenir sa propriété. Celui-ci, vivant à l?étranger, paie souvent quelqu?un pour le défricher.

Il ne faut pas être planteur pour avoir son propre jardin. L?ancien candidat battu a alors acheté une dizaine de sachets de semences pour les mettre en terre. C?était en avril. La récolte a débuté en juin. Le rapport est prometteur. Les plantes, environ 2 000, sont chargées. Les tomates sont entreposées dans une pièce de la maison du cultivateur. Il y a trois variétés. A la pesée, une tomate fait 500 grammes. Jean-Noël affirme n?avoir pas investi beaucoup, financièrement, dans ce jardin.

?Notre capital, c?est notre courage et notre volonté. Nous n?avons pas utilisé de produits chimiques. Nous avons juste mélangé du compost à la terre. Ce sont des tomates naturelles. De vrais produits de la terre?, déclare Jean-Noël. Devant la réussite de leur projet, le trio s?est inscrit à l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU). Comme planteurs. Ils solliciteront l?aide de cet organisme pour les encadrer et ont fait une demande auprès du ministère de l?Agro-industrie pour une portion de terre afin de planter sur une plus grande surface. Ils ambitionnent de produire des légumes pour toute la région et mieux encore. La culture du poivron semble être idéale pour la région. L?essai a été plutôt concluant. ?C?est un projet qui sera bénéfique pour toute la région dans le combat contre le chômage?, dit Jean-Noël. Celui-ci demande à la propriété de Médine de mettre un terrain à sa disposition (en location ou en emprunt) pour réaliser son projet qui a aussi une vocation sociale. Les trois cultivateurs commercialisent environ 100 kg de tomates chaque week-end. Ils se sont déjà fait une réputation dans le voisinage. Jean-Noël a ciblé les hôtels de la région pour la dégustation. Il fait du porte-à-porte pour faire découvrir ses tomates. Toutefois, son objectif est d?approvisionner en tomates les hôtels du pays, voir de l?océan Indien. Il vise simplement l?exportation, ce qui ne semble pas impossible étant donné que le groupe a prouvé qu?il peut réussir ce qu?il entreprend.

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