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Un employé d?hôtel poursuivi pour harcèlement sexuel
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Un employé d?hôtel poursuivi pour harcèlement sexuel
Harcèlement ou règlement de comptes ? Baboo Preetam Kumar Ramchurn, Room service supervisor d?un hôtel du littoral, attend le verdict. Une des serveuses travaillant sous sa supervision l?accuse de l?avoir harcelée sexuellement. Mais il nie et affirme que celle-ci a voulu se venger des remarques qu?il lui a faites concernant ses retards répétés. L?affaire a été entendue jeudi en cour de district de Flacq. Le jugement sera rendu le 31 août.
Cette affaire de harcèlement sexuel est l?une des premières de ce genre à être instruite au criminel. Le suspect, un habitant de Mare-La-Chaux aurait, selon l?acte d?accusation rédigé par le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), profité de sa position de surveillant pour harceler sexuellement la plaignante. Il plaide non coupable.
Dans sa déclaration à la police, la «victime», une habitante de Mont-Ida, explique qu?elle est affectée au département room service depuis neuf ans. Et son supérieur hiérarchique, Rajesh Ramchurn, aurait commencé à la harceler sur son lieu de travail depuis un certain temps. «Depi bien lontan sa supervisor la ti pe fatig mwa dan mo travay, mo finn deza raport sa ka la avek personnel Manager e mo sef de departman. Bann la finn donn li enn warning.»
Toutefois, selon les dires de la serveuse, le surveillant aurait récidivé en dépit de l?avertissement. Et lui aurait, à plusieurs reprises, fait des propositions indécentes. «Li finn kontinie harass mwa», relate-t-elle dans sa déposition. Dans la matinée du 25 septembre 2002, poursuit-elle, alors qu?elle prenait le service, le surveillant s?est approché d?elle pour lui tenir des propos «choquants». «Mo envi dormi ar twa, to pe perdi to letan avek to mari?. Vinn avek mwa.»
La plaignante lui aurait alors reproché son langage mais le surveillant l?aurait insultée, lui lançant «to enn gran?. To pe deklar to sosiab avek mwa». Humiliée, elle n?aurait pu travailler ce jour-là. Et, ajoute-t-elle, le surveillant profitait de chaque moment où elle se retrouvait seule pour lui faire d?autres commentaires désagréables.
Interpellé par la police, le surveillant donne une toute autre version. «Zame mo finn dir li (NdlR : la serveuse) sa bann parol la». Il évoque une vengeance de la part de celle-ci car, dit-il, il a plus d?une fois rapporté à la direction le fait que la serveuse arrivait fréquemment en retard au travail.
Et le 25 septembre 2002, affirme-t-il, les seules remarques qu?il a faites se voulaient être une plaisanterie. Le van conduisant les employés sur leur lieu de travail était, explique-t-il, tombé en panne en route vers l?hôtel. Et lorsque la serveuse est arrivée, il concède avoir remarqué : «Bizin avoy fler? dimounn inn blese». Deux autres employés présents au moment de l?incident ont corroboré sa version à la police.
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