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Un an de prison pour avoir «aidé» dans une maison close
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Un an de prison pour avoir «aidé» dans une maison close
Arrêtée en 1998 pour avoir entretenu une maison close, Bibi n?avait pas dit son dernier mot. Pas question que Marie Fidou Amisce s?en tire sans une égratignure. Elle qui, selon les dires de Bibi, aide dans l?exploitation de la maison close, à Cassis, a été condamnée hier, par la cour intermédiaire, à un an d?emprisonnement et de travaux forcés.
Elle a même fait mieux par le passé : elle avait écopé de quatre ans de prison pour avoir vendu sa fille de dix ans à un français pour Rs10 000 afin que celui-ci ait des relations sexuelles avec elle.
Bibi affirme, en cour, que lorsqu?elle occupait ladite maison, l?accusée s?y rendait quotidiennement en compagnie de plusieurs hommes avec qui elle avait des relations sexuelles durant la nuit et parfois même en plein jour. Elle devait souvent, dit-elle, attendre à l?extérieur en compagnie de son fils à cause desdites «activités».
Demande en mariage
Elle ajoute que l?accusée versait régulièrement de l?argent au propriétaire de la maison, une nommée Mariline P. Bibi est arrêtée le 20 mai 1998 et doit payer une amende de Rs 5 000. Dans la maison, se trouvent deux hommes.
Dans sa déclaration à la police, Marie Fidou Amisce soutient qu?en mai 1998, elle a rencontré deux amis sud-africains près du marché central. Elle ne se souvient toutefois pas de leurs noms. Elle les a ensuite invités chez elle pour prendre un verre.
L?un d?eux lui aurait alors proposée le mariage. Elle lui aurait répondu qu?elle y réfléchirait. Le prétendant, dit-elle, lui aurait remis Rs 1200 pour subvenir aux besoins de sa famille. Car son époux étant décédé, elle faisait face, dit-elle, à des difficultés financières.
Marie Fidou Amisce aurait donc accompagné les deux Sud-Africains à la route des Cassis avant d?aller acheter de la nourriture. Ce n?est qu?en retournant qu?elle aurait appris que la police avait embarqué les deux hommes.
de quoi s?acheter à manger
S?expliquant sur l?argent qu?elle remettait à la propriétaire de la maison, elle devait soutenir qu?elle connaissait cette dernière depuis 1997 et qu?elle avait vécu dans cette maison durant sept mois. Elle ne payait toutefois pas de loyer, précise-t-elle, mais lui remettait quotidiennement entre Rs 50 et Rs 100 pour qu?elle s?achète de quoi manger. Ayant expliqué cela à la police, Marie Fidou Amisce décide quand même d?invoquer son droit au silence en cour.
Dans son jugement, la magistrate Renuka Dabee arrive à la conclusion que le témoin principal a été très convaincant. «She (Bibi) explained in clear terms how accused would bring men in the house and would sleep in turn with them. I find her testimony can be safely relied upon. I have duly considered the unsworn version of the accused (Marie Fidou Amisce) which I do not believe to be a true one».
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