Publicité
Un Curepipien accuse la WMA d?empiéter sur son terrain
Par
Partager cet article
Un Curepipien accuse la WMA d?empiéter sur son terrain
Amarjeet Aubeelack ne veut pas lâcher prise. Ce quadragénaire habite avec sa famille à la rue Thomy d?Arifat, à Curepipe, depuis une trentaine d?années. En 1997, la Wastewater Management Authority (WMA) fait construire un bâtiment sur un terrain voisin de celui de la famille Aubeelack. Amarjeet soupçonne cet organisme d?avoir empiété sur son terrain et il décide de porter plainte. Ce ne sera que le début d?un long combat, dont la légitimité aujourd?hui reste encore à prouver.
Un mur en briques borde le terrain de cette famille. C?est ce qui serait à l?origine du malentendu. Il a été construit par les ancêtres d?Amarjeet Aubeelack et il servirait de simple séparation pour que deux regards (man holes), qui desservent la maison familiale, soient situés hors de la cour, mais sur leur terrain. Le terrain lui-même, dit Amarjeet Aubeelack, finit une dizaine de mètres après le mur.
En 2000, Amarjeet Aubeelack demande un arpentage du terrain qu?il occupe avec sa mère et ses s?urs. Le rapport de l?arpenteur démontre, documents à l?appui, que la WMA a bien empiété sur son terrain d?une dizaine de mètres. Sûr de son coup, Amarjeet Aubeelack porte plainte et réclame Rs 500 000 de dommages à la WMA. Le procès débute quelques mois plus tard. Le point fort d?Amarjeet Aubeelack est le rapport de son arpenteur.
Mais voilà que l?arpenteur dresse plus tard un deuxième rapport, et revient sur ses premières conclusions. Il affirme maintenant qu?il n?y a pas d?empiétement de la WMA. «Marday», crie Amarjeet Aubeelack qui dit soupçonner l?arpenteur de mentir. Contacté, l?arpenteur explique sa volte-face : lors du premier arpentage, le représentant du ministère des Terres et du Logement n?était pas présent.
Le deuxième arpentage s?est donc fait en présence du représentant qui a présenté les titres de propriétés du ministère. Ce titre porte une date antérieure à celle de la famille Aubeelack, dit l?arpenteur qui précise qu?il n?y a pas eu empiétement. Le tribunal se réfère au rapport du deuxième arpentage et aux témoignages apportés et, en 2003 il rejette la plainte.
En 2007, Amarjeet Aubeelack revient à la charge. Il demande un troisième arpentage du terrain, mais cette fois d?un arpenteur différent. Quatre mois plus tard, le rapport d?arpentage lui donne une fois de plus raison. Il est écrit que les locaux de la WMA «empiètent sur le terrain? sur une superficie de 9,67 m2».
Amarjeet Aubeelack se demande maintenant quoi faire. Le dernier arpenteur affirme dans son rapport, avoir bien consulté les titres de propriété du gouvernement, mais confirme quand même qu?il y a eu empiétement. Comment dans ce cas expliquer le rapport du premier arpenteur ? Pourquoi a-t-il établi un deuxième rapport ?
Autant de questions qui tourmentent Amarjeet Aubeelack depuis l?an dernier. Il souhaite voir la justice se saisir de son cas et lui donner les réponses qu?il attend depuis de longues années.
Publicité
Publicité
Les plus récents