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Un conseiller en immigration : «Un visa freinera les trafics en Grande-Bretagne»

17 juillet 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

«Il y a 7 000 Mauriciens sans papiers à Londres.» Ces propos sont ceux de Selva Runghen, conseiller en immigration. Et il ajoute qu?après que le visa d?entrée a été enlevé en 2002 au Royaume-Uni, les déportations se sont fait plus nombreuses.

Cette situation risque de ne plus se présenter car d?ici six mois, les autorités britanniques pourraient bien réintroduire le visa d?entrée pour s?y rendre.

Selva Runghen estime ainsi que cette réintroduction mettra un frein à des trafics très répandus. «Il y a des réseaux bien organisés dans ce pays», explique-t-il. Il raconte qu?il est possible, une fois en Grande-Bretagne, de se «procurer de faux visas», sans grandes difficultés.

«Tout récemment, un Mauricien établi là-bas a fait venir 24 de ses compatriotes en leur promettant des permis de travail», raconte-t-il. Mais ces derniers ont vite déchanté en se rendant compte qu?ils devaient payer des loyers exorbitants.

La révision de la politique d?immigration du Royaume-Uni concerne Maurice et dix autres pays. Notamment l?Afrique du sud et le Botswana. Cette révision fait suite au souhait du Premier ministre Gordon Brown de mieux contrôler les frontières.

«Les six mois à venir seront une période d?observation», explique John Murton, haut-commissaire du Royaume-Uni. Pendant ce temps, les autorités du Royaume-Uni et de Maurice analyseront les données. Ils prendront par la suite une décision quant au fait de réintroduire ou non le visa d?entrée.

«Le système d?immigration abusé»</B>

«Pendant la première étape, nous allons collecter des données, surtout des statistiques », explique John Murton, lors d?une rencontre avec la presse hier à Port-Louis.

Les autorités étudieront des statistiques comme le nombre de prisonniers étrangers dans leurs prisons ou encore le nombre d?étudiants qui travaillent au lieu d?aller en cours. «On travaille en collaboration avec le gouvernement mauricien. Et nous sommes satisfaits jusqu?ici», dit John Murton.

La deuxième étape consistera à rassembler les données. «Cela permettra de savoir dans quel pays il y a des abus dans le système d?immigration.»

Mais, fait ressortir le haut-commissaire, aucune mesure ne sera «imposée». «Nous allons travailler avec les gouvernements des pays concernés pour essayer de limiter les abus du système.» Mais, poursuit John Murton, « si le travail n?avance pas à notre satisfaction, nous n?aurons d?autres choix que de réintroduire le visa d?entrée». Pour l?instant, il se dit satisfait de la collaboration des gouvernements des pays concernés.

Le haut-commissaire du Royaume-Uni souligne également que « Maurice doit améliorer la sécurité de ses documents».

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