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Un centre culturel hindou réclamé

27 novembre 2004, 00:00

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«Après les centres culturels tamoul, marathi, telugu, chinois, les hindous devraient posséder le leur.» Telle est l?opinion de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation qui se dit délaissée par le gouvernement au profit des «minorités». Elle intervenait lors des célébrations pour la fête Ganga Asnan hier à Belle-Mare.

«Tout comme le centre africain, nous demandons que le bâtiment qui abritera notre centre ait cette même portée historique», affirme Dharamduth Seeborun, vice-président de la fédération. Celle-ci lorgne également un lopin de terre du côté d?Ebène, au même titre que les autres associations socioculturelles et religieuses. Ces terres lui permettraient d?y construire un collège, un auditorium de même qu?un ashram.

«Le gouvernement ?uvre davantage pour les minorités que la majorité. Nous avons fait une requête depuis 2002», ajoute le président de la fédération, Jugduth Rampersad. Cette requête, justifie-t-il, s?est avérée nécessaire car le quartier général de la fédération tombe en ruines.

Dharamduth Seeborun exige aussi du ministère de l?Education qu?un enseignant en langue hindi soit muté à Rodrigues pour les «60 élèves de foi hindoue qui s?y trouvent car leur droit constitutionnel est en train d?être piétiné», précise-t-il. Au cas où sa demande ne serait pas satisfaite, la fédération porterait l?affaire en Cour suprême, si nécessaire.

Dharamduth Seeborun a aussi lancé un appel à la communauté pour davantage de discipline tant chez soi qu?ailleurs. Il a remercié les parents, notamment les mères, pour l?éducation qu?elles inculquent à leurs enfants.

A Belle-Mare hier, tout comme sur les plages publiques de Maurice, ils ont été nombreux à s?y prendre pour les prières en hommage à la déesse Ganga, nom sanskrit du fleuve sacré en Inde. Selon les textes sacrés, prendre un bain dans ces eaux est purificateur.

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