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Un brillant sujet

1 septembre 2003, 20:00

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Ramraj Chooramun, 53 ans, a toujours fait les choses à sa façon. Alors que ses amis prenaient part à cinq matières aux examens de GCE O?Level, il en tentait treize. A la proclamation des résultats, il est reçu dans tous les sujets.

Il y a 33 ans, Ramraj met le cap sur Londres. Avec ses bons résultats, il se fait rapidement enrôler comme étudiant en nursing. Parallèlement, il poursuit ses études. ?Lorsque j?ai été reçu dans six matières aux examens de GCE Advanced Level à Londres, cela m?a ouvert les portes pour des études plus poussées au niveau tertiaire?.

En effet, Ramraj enchaîne peu après avec un BSc en Social Sciences (first class honours) et un Post Graduate Certificate in Education. En 1981-82, il fait son MSc in Social Policy à la London School of Economics (LSE) et est de nouveau reçu avec un first class honours. Son personal tutor pour le MSc était Brian Abel-Smith, l?ancien adviser de Sir Seewoosagur Ramgoolam.

Une retraite prématurée

Depuis treize ans, Ramraj est lecturer au département de Health and Life Sciences du Kings College, à Londres. Mais aujourd?hui, il envisage de prendre une retraite prématurée pour retourner définitivement dans son village natal, Ecroignard. Pourquoi abandonne-t-il une si brillante carrière? ?J?ai travaillé pendant 33 ans à Londres. Je crois que j?ai fait ma part. Mes deux enfants ont aussi terminé leurs études. Pendant toutes ces années, je suis revenu régulièrement dans mon village. Toute ma famille est ici?.

Ramraj, qui est venu rendre visite à sa famille à Ecroignard, repart dans une semaine pour finaliser son retour définitif au pays. ?Je compte apporter ma contribution dans le domaine de la santé et des services sociaux à Maurice. Je peux aussi assurer la formation des étudiants en médecine et des travailleurs sociaux, entre autres?.

Ramraj estime qu?à Maurice, il y a encore beaucoup à faire pour promouvoir la santé. ?Nous payons le prix du développement. Le niveau du diabète et des maladies cardio-vasculaires par exemple, a atteint celui de l?Europe. Les gens ont aussi besoin de gérer leur stress?.

Selon lui, les simples causeries ne suffisent pas pour sensibiliser les gens. ?Le transfert des idées d?un pays européen à Maurice ne pourra pas marcher. Il faut adapter les méthodes à une tout autre culture?.

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