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Un armateur réclame Rs 5,5 milliards à l?état
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Un armateur réclame Rs 5,5 milliards à l?état
par Bernard SAMINADEN
Il estime que le gouvernement l?a mené en? bateau concernant un projet de croisières sur les îles de la région. C?est pour cela qu?Einar Gruner-Hegge, un armateur norvégien possédant des paquebots de luxe, a logé un procès au tribunal de Commerce de Paris pour réclamer Rs 5,5 milliards à l?état mauricien.
Einar Gruner-Hegge avait déjà obtenu son permis d?opération par le bureau du Premier ministre (PM) d?alors, Sir Anerood Jugnauth. Son projet offrait des croisières sur les îles de l?océan Indien, dont Maurice, la Réunion et St.-Brandon, axées sur la protection de l?environnement et l?écologie dans un paquebot de luxe norvégien. Alors que le paquebot faisait route pour Cargados Carajos, à St.-Brandon, et sous les regards ahuris d?une centaine de clients étrangers et des journalistes norvégiens, des responsables de la National Coast Guard (NCG) devaient mettre fin à la croisière lors d?une intervention musclée.
Paquebots vendus
L?ex-ministre Kadress Pillay, qui était un des partenaires de l?armateur norvégien à travers Mauritius Island Cruises Ltd (MIC), et qui sera aussi un des témoins du procès a déclaré : «J?ai eu une séance de travail avec Einar Gruner-Hegge qui a retenu les services d?une armada d?avocats étrangers spécialistes dans les accords commerciaux internationaux. Ce sera un scandale national et l?image de Maurice sera ternie.» Il a aussi souligné que ce projet allait apporter beaucoup d?investissements directs au pays.
Il est fort probable qu?un représentant du National Equity Fund (NEF) sera appelé à témoigner car après l?enregistrement de la MIC en février 2004, le gouvernement mauricien était devenu partenaire du projet avec 10 % des investissements, soit Rs 33 millions injectées à travers la NEF.
Einar Gruner-Hegge allègue que la NCG n?a pu donner les raisons de son opération, se contentant d?arguer que «cela venait d?en haut». Il précise que sa firme est spécialisée dans ce genre d?expéditions et toutes les procédures relatives à la protection de l?environnement avaient été suivies.
Il soutient aussi que le gouvernement d?alors était, depuis trois ans, au courant du projet de même que des agences. Il affirme que le gouvernement avait insisté pour qu?il transfère ses activités à Maurice et qu?il avait accepté?
Il explique que ce contre-coup l?a forcé à fermer et à vendre tous ses paquebots alors que le business devait générer au moins Rs 6 milliards, à en croire ses carnets de commandes et de contrats fermes ainsi que des dizaines de millions de dollars pour l?industrie touristique de Maurice.
Le jour même de cet incident, le 12 novembre, le cabinet avait décidé de ne pas permettre le débarquement de ces touristes en raison de «l?impact négatif que cela pourrait avoir sur l?environnement et l?écosystème des lieux».
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