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Un accord de pêche avec Madagascar recherché

3 avril 2006, 00:00

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Après les accords de pêche avec des bateaux européens, coréens, taïwanais, japonais et seychellois, Maurice est à la recherche d?un partenariat avec Madagascar sur une base de réciprocité. Les discussions sont en cours. Si elles aboutissent, un nouveau pas sera franchi dans la coopération régionale Sud-Sud.

La partie mauricienne souhaite que l?accord ne soit pas limité à la pêche au thon mais que les crevettes et les pieuvres en fassent aussi partie. En contrepartie, les bateaux malgaches pourront pêcher, dans nos eaux et à la ligne, différentes espèces de poisson blanc, tel le capitaine.

La pêche aux crevettes et aux pieuvres intéresse déjà une société mauricienne, propriétaire du National Cold Storage (NCS). ?Nous voulons surtout faire le chalutage. D?autant que des sociétés mauriciennes installées à Madagascar sont engagées dans le traitement des produits de mer exportés vers Maurice. Nous y avons effectué une visite récemment pour rechercher un partenariat avec des sociétés malgaches. Les discussions se poursuivent?, explique Hemraj Ghina, directeur de NCS et du bateau de pêche Shandrani.

<B>Marché européen</B>

D?autres types de coopération existent entre les deux pays. Trois bateaux de pêche mauriciens ont décidé de battre pavillon malgache pour poursuivre leurs activités. La législation permet aux bateaux mauriciens d?engager 30 % d?étrangers comme membres d?équipage. Entre 50 et 60 Malgaches sont employés sur ces bateaux. Madagascar faisant partie des pays d?Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, le problème de règle d?origine ne se pose pas pour l?exportation du thon et d?autres produits de mer sur l?Europe.

Le secteur seafood connaîtra d?importants développements. Le gouvernement compte en effet faire du secteur de la pêche un des principaux piliers de l?économie, notamment avec les facilités d?accès sur le marché européen.

Depuis de longues années, l?Union européenne (UE) a établi des accords de pêche spécifiques avec Maurice afin d?obtenir des droits pour les thoniers dans ses zones économiques exclusives. Ils prévoient des possibilités pour 41 thoniers senneurs (purse seiners) et 49 thoniers palangriers (long liners).

En retour, Maurice bénéficie du soutien budgétaire et de financement de l?UE pour des actions spécifiques : une compensation financière de 487 500 euros (Rs 18 millions) par an, dont environ 292 000 euros (Rs 11 millions) vont dans les caisses de l?Etat. Le reste sert à financer des programmes scientifiques et techniques, des études et des formations et la surveillance et le contrôle des pêches.

Des long liners taïwanais et coréens, au nombre de175, ont également obtenu des permis de pêche. L?accord avec la Federation of Japan Tuna Cooperative prévoit l?octroi de 22 autres permis.Tous les poissons pêchés par les Asiatiques dans les eaux mauriciennes doivent être transbordés à Port-Louis.

Un autre accord de pêche réciproque existe avec les Seychelles pour des senneurs et des palangriers

Quelque 96 000 tonnes de poissons, dont le thon, ont été manipulées à Port-Louis en 2005. Pour 2006, cela devrait avoisiner les 150 000 tonnes, grâce à l?entrée en opération de Thon des Mascareignes, l?arrivée de nouvelles compagnies dans le secteur du seafood hub et les projets d?extension d?autres entreprises.

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