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Tunisie 2 - Maroc 2. Liesse à Tunis tristesse à Rabat
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Tunisie 2 - Maroc 2. Liesse à Tunis tristesse à Rabat
Plusieurs milliers de Tunisiens ont laissé éclater leur joie dans les rues après la qualification, samedi, de leur équipe de football pour la Coupe du monde 2006, arrachée sur le score de 2-2 face au Maroc.
La Tunisie, deux fois menée d?un but, a tenu bon et a égalisé pour se hisser en tête de sa poule de qualification, aux dépens du Maroc. C?est la troisième fois consécutive que la Tunisie se qualifie pour la phase finale de la Coupe du monde.
La police tunisienne a fermé le centre de Tunis aux voitures pour laisser les supporters arpenter en chantant l?avenue Habib Bourguiba, au son des klaxons. Les radios et télévisions tunisiennes ont diffusé des chants patriotiques.
?Le mélange de bruit, de chansons et de klaxons m?a rappelé l?atmosphère au moment de l?indépendance, en 1956?, s?amuse Salah Jabe, un pharmacien à la retraite.
La joie a commencé à envahir les coeurs peu après qu?Adel Chedli eut trompé la vigilance du gardien marocain, Nadir Lamyaghri, trouvant dans le filet le point dont son équipe avait besoin pour se qualifier.
Malgré le caractère incontestablement chanceux de ce but d?égalisation, l?entraîneur de l?équipe, le Français Roger Lemerre, a estimé que la Tunisie méritait de se qualifier.
Au Maroc, l?espoir a laissé en quelques minutes la place à la déprime. Encouragés par le score à la mi-temps (2-1 pour le Maroc) les supporters avaient envahi les cafés de Rabat munis de flûtes et de tambours en vue d?une fête pour eux quasiment acquise. D?aucuns, confiants, osèrent même marquer la mi-temps dans la rue par des chants et des danses.
Mais le coup de sifflet final fit s?abattre la stupeur sur les téléspectateurs. Abasourdis, choqués, furieux, ils quittèrent alors rapidement les cafés pour rentrer chez eux et méditer sur cette défaite.
?Nous n?avons pas eu de chance cette fois?, lance alors Ayoub Moumen, un étudiant de 23 ans, rentrant chez lui avec, sous le bras, le tambourin dont il s?était muni en vue de la fête espérée.
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