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Tsvangirai pourrait se retirer du second tour

21 juin 2008, 00:00

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Tsvangirai pourrait se retirer du second tour

Le candidat de l?opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, envisage de se retirer du second tour de l?élection présidentielle, le 27 juin, a fait savoir un porte-parole de son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). «Nous recevons une avalanche d?appels et de pressions de partisans (du MDC), dans tout le pays, notamment dans les campagnes, pour ne pas accepter de participer à cette mascarade», a déclaré à Reuters le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa, sans dire quand le parti se déterminerait.

Certains pays d?Afrique comme la Tanzanie, mais aussi les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont dit ne pas croire que le second tour puisse être libre et équitable, en raison des violences croissantes imputées par l?opposition au président Robert Mugabe. Le MDC affirme qu?au moins 70 de ses partisans ont été tués dans ces violences électorales depuis que Mugabe, qui brigue à 84 ans un nouveau mandat, a terminé second du premier tour, le 29 mars, derrière Tsvangirai.

Mugabe, de son côté, tient l?opposition pour responsable des violences et menace de faire arrêter Morgan Tsvangirai, lequel a d?ores et déjà été interpellé brièvement, à cinq reprises, ces deux dernières semaines.

<B>Peine capitale</B>

Tendai Biti, secrétaire général du MDC, est quant à lui derrière les barreaux pour trahison, accusation qui pourrait lui valoir la peine capitale s?il est reconnu coupable. Un tribunal de Harare a décidé hier de le maintenir en détention jusqu?au 7 juillet. «Je suis d?avis qu?il existe des soupçons suffisamment fondés pour penser que l?accusé a commis les délits mentionnés. Par conséquent, la demande (de remise en liberté) est rejetée», a déclaré le magistrat Mishrod Guvamombe.

L?Union européenne a quant à elle imposé un embargo sur les armes, ainsi qu?une interdiction de visas et un gel des avoirs pour les hauts responsables du Zimbabwe.

La Communauté de développement d?Afrique australe (SADC), qui regroupe 14 pays de la région dont le Zimbabwe, a pour sa part prévu d?envoyer 380 observateurs sur le terrain pour superviser le déroulement du second tour. Une troïka de ministres des Affaires étrangères de pays de la SADC, dont la Tanzanie qui préside l?Union africaine, a déclaré jeudi douter que le second tour puisse se dérouler librement, cela après avoir pris connaissance de rapports d?observateurs déjà sur place.

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