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Trop, c?est trop !
<B>Par Claude JULIE</B>
Jusqu?à quand Liverpool jouera-t-il avec les nerfs de ses inconditionnels ? Comme pour se faire un malin plaisir ? La question mérite d?être posée eu égard à la manière dont il s?y est pris, samedi dernier, pour éjecter les modestes amateurs de Havant & Waterlooville du 4e tour de la FA Cup. Quand ? qui l?eût cru ? ? il se fit distancer à deux reprises par les visiteurs lors de la tranche initiale, avant de se voir toujours accroché à la pause. Tout en maintenant ses supporters sur les braises ardentes.
Certes, tancés sans doute par le coach Rafael Benitez, les Reds surent réagir comme il se doit. A l?image, en particulier, de Yossi Benayoun dont le coup du chapeau allait finalement faire respecter la hiérarchie. Mais, quand même, quel ouf de soulagement pour le kop !
On sait bien, cependant, que ce scénario n?est que le dernier exemple en date cette saison qui a vu Liverpool jouer ainsi avec le feu. Notamment face à des opposants qui sont loin d?être des foudres de guerre.
Dans ce contexte, rappelons qu?au tour précédent de la Cup, les Reds s?étaient également fait une peur bleue sur le terrain de Luton Town, un traînard de la D 3. Où, après avoir pourtant pris les devants, ils furent rejoints à la marque avant de devoir se démener pour forcer le replay à Anfield. Un replay qui, comme on pouvait le présager, se transforma en un simple galop d?entraînement.
Auparavant, il y avait la sortie en Premier League face à Derby County ? la lanterne rouge ?, lors de laquelle Liverpool était toujours tenu en respect à deux minutes de la fin. Là, heureusement, c?est le capitaine Steven Gerrard qui devait surgir pour délivrer les siens.
Comment oublier aussi le parcours longtemps indécis de la bande à Rafa dans la première phase quadrangulaire de la Champions League ? Ponctué d?abord d?un revers historique à Anfield, face à Marseille, et d?une autre tonitruante chute devant Besiktas. Si bien que son élimination semblait un moment inévitable. Mais, là encore, Liverpool allait complètement renverser la vapeur en écrabouillant, au retour, et Besiktas et Marseille pour, à la sortie, s?offrir le visa pour les quarts de finale de la compétition.
Mais à force de jouer avec le feu, les Reds se sont également brûlés en certaines occasions. Comme contre Reading en championnat quand, après avoir laissé leurs vis-à-vis prendre le large, ils étaient contraints d?abdiquer.
Aussi, un constat s?impose : c?est ce manque de régularité dans l?effort qui explique le net décrochage de Liverpool en Premier League, par rapport aux autres membres du Big Four, Manchester United, Arsenal et Chelsea.
Une carence imputable, dans une bonne mesure, à la politique de rotation qu?affectionne tant Rafael Benitez. Au point qu?il n?est guère étonnant que même le redoutable canonnier qu?est Fernando Torres ait perdu, faute, sans doute, de confiance, son feu sacré du début de saison. Dommage !
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