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Transport public : Les habitants de Camp-Marcelin protestent à la gare de Flacq
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Transport public : Les habitants de Camp-Marcelin protestent à la gare de Flacq
La tension est montée à la gare de Flacq hier lundi 14 février. Les habitants de Camp-Marcelin sont en colère contre une coopérative de bus qui a décidé de ne plus desservir leur village pour cause d’actes de vandalisme répétés sur leurs véhicules.
Scène peu commune à Flacq ce 14 février. Fous de colère, des habitants de Camp-Marcelin ont investi la gare à la mi-journée, demandant à rencontrer le chauffeur de l’autobus qui dessert leur localité mais qui a décidé de ne plus le faire depuis la matinée. 
Les collégiens ont donc dû rallier une route principale à pied, et ont donc été en retard en classe. En colère, leurs parents veulent des explications de la part du chef de gare à force d’invectives et de menaces. Ce qui ne va guère arranger les choses.
Raison de la discorde : une fois de plus, vendredi, l’autobus a été victime d’acte de vandalisme de la part des collégiens vivant dans ce village retiré. Les siéges ont été découpés au cutter, un haut-parleur a été volé et le plafond endommagé.
Quand les receveurs rappellent les collégiens à l’ordre, ils sont vertement insultés. «Quand on tente de discuter à leurs parents, c’est pire», tempête l’un d’eux. Fatigué de cet état des choses, la police n’ayant pris aucune mesure appropriée à ce jour, le propriétaire du véhicule a pris la décision d’éviter Camp-Marcelin.
Le patelin ne compte qu’une majorité de collégiens et un passage dans l’endroit ne lui rapporte que Rs 300. «Le bus doit faire huit trajets sur place. Ce qui rapporte Rs 2 400 au propriétaire. Mais un seul siège découpé coûte Rs 350 à réparer. Ce vendredi-là, après l’acte de vandalisme, ces jeunes ont eu le culot de dire qu’ils saccageraient le bus quand il repassera», s’indigne un proche du propriétaire.
Lundi, le bus a donc évité Camp-Marcelin et a pris la direction de Camp-Ithier. Au grand dam de la National Transport Authority (NTA) qui tente de jouer aux pompiers. Alors que les chauffeurs et receveurs se plaignent de violence, c’est le même argument qui est mis de l’avant par les collégiens de Camp-Marcelin.
Quand une foule de parents a déferlé sur la gare de Flacq vers les 11 heures, le propriétaire du bus mis en cause a préfère avoir un profil bas. «Un bus coûte Rs 2, 5 à 3 millions. Vous croyez qu’il va tenter le diable. Il a préféré l’envoyer au garage après avoir signalé la chose à la police. Cela lui évitera des dégâts additionnels» peste un membre de la Coopérative de bus de Flacq.
«On a discuté à maintes reprises avec le responsable de la police de l’Est. Il nous a promis que les choses allaient changer mais il n’en est rien. Ce lundi, il nous a demandé d’assurer de nouveau la liaison avec Camp-Marcelin et qu’on n’avait pas à s’en faire, que des patrouilles vont être présentes… Mais après ?» s’interroge notre interlocuteur.
Dans l’après-midi de lundi, pour éviter tout dérapage dans l’endroit, des équipes de la police anti-émeutes ont été envoyées sur place. La coopérative bus de Flacq consent à assurer une liaison avec la localité à condition qu’il y ait une escorte de police.
 
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